I. Cf. mémoires secrets..., 28 juini
qu'elle demandait. Le duc la paya cher pour acheter son silence, mais le prince continuait de se promener en cabriolet avec des filles et tout Paris connaissait ses liaisons, non seulement avec M"^ La Ghassaigne, mais encore avec une demoiselle Gendry, de FOpéra'.
En un jour, 1 épouse abondonnée avait appris tout ce qu'elle redoutait de savoir, et les soupers avec les demoiselles Rosette et David, et les graveleuses réunions dans les petites maisons du duc de Ghartres, et le nom des compagnons habituels du prince, Fronsac, Jumilhac, Marigny, le comte de Chabot, expert à initier au vice les jeunes coquebins, un vieux beau, le comte de Bintheim, le petit Sabran, des libertins tous, des débauchés et des habitués des mauvais lieux ^
La princesse de Lamballe « ne pouvait voir » sans en souffrir « les excès de son époux ^ ». Oh î le dégoût qui lui devait monter à la gorge de sentir l'adultère frôler ses robes, s'asseoir à sa table !
1. Cf. Journal de Police de Marais. Bibl. nat. Mss. f. fr. ii.36o, i4 août 1767.