‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 66 sur 269 · M. S. (Marie-Sophie · texte numérisé non relu

M. S. (Marie-Sophie

2. Cf. Lorin : Piganiol de la Force; Arch. nat. O' 3444 et f" 1263, etc.

3. Journal de la cie de S. A. S. la duchesse d'Orléans douairière par E. Delille. son secrétaire intime. M"* de Penthièvre était née le i3 mars i-53.

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ans ; elle avait de jolis yeux bleus, un teint frais, un sourire très jeune. Sombre parfois et renfermée, comme tous les enfants qui ont été privés des caresses maternelles *, elle était bonne et très simple. Elle courait dans le jardin, les jupes retroussées dans ses poches ' ; elle jouait avec M"'' de Lamballe, Marie la folle, comme l'appelait le duc de Penthièvre % et leurs rires mêlés sonnaient clair dans le parc solitaire. Elles se promenaient souvent dans la ville — paisible bourg de i.ooo âmes, avec trois rues seulement et une grande route où passaient les voitures qui allaient de Paris à Chartres '" — ; elles grimpaient à la Butte du Moulin et assistaient aux offices, le dimanche, dans léglise paroissiale de Saint-Lubin, qu un souterrain faisait communiquer avec le château. Les habitants de Rambouillet tenaient en vénération profonde le duc de Penthièvreet ses « deux filles », car, grâce à eux, il n'y avait plus de pauvres à l'en tour du domaine.

1. Elle avait ti'eize mois et demie quand mourut sa mère, Marie- Thérèse d'Esté.

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