Mémoires de M»"> Campan
4. Madame Louise, Madame dernière, comme l'appelait Louis XV, n'avait plus alors que des idées de piété et songeait à se retirer au Carmel.
lOO LA PRINCESSE DE LA.MBALLE
et a si timide qu elle n osait que des regards de côté à la façon des lièvres ^ » .
Mesdames n'avaient jamais eu « le talent de se conduire convenablement aux circonstances' ». A la mort de leur mère, on avait espéré que, « tenant la Cour », elles distrairaient le roi « de tous les désordres où il ne cessait de se livrer^ ». Ce fut le contraire qui advint et, dès le mois de septembre 1768, Louis XV recevait tous les soirs une même jeune femme, « dont on disait que Sa Majesté était fort amoureuse ' ». Cétait une courtisane de bas étage, « vils restes de la licence publique », osait dire labbé de Beauvais, en pleine chaire de Versailles \ On l'appelait la comtesse Du Barry, depuis que son amant, Jean Du Barry, dit le Roué, avait imaginé, afin de lui donner un état civil, de la marier avec son frère