Journal et Mémoires du marquis d'Argenson
4. Cf. sur le caractère de Louis XV, un article de M. de Beau-
son royal amant en lui épluchant des fraises, de ses doigis habiles et pervers, mais cet amusement n'avait pas duré. Louis XV s'ennuyait plus que jamais. Il s'acquittait de sa tâche avec lassitude et aucune distraction, pas même la chasse, ne lui plaisait plus. Il descendait bien, tous les jours, chez ses fdles, mais Mesdames « étaient dépourvues de tout agrément' » et « n'avaient jamais su se faire aimer ni de leur père ni du public ' » .
L'aînée d'entre elles, Madame Adélaïde, avait trente-huit ans. Active, autoritaire, « portant très loin l'idée des prérogatives de son rang^ », elle eût volontiers joué un rôle, mais elle était fantasque et brouillonne et ses opinions très nettes procédaient surtout de ses mesquines rancunes C'est elle qui régentait ses sœurs, l'indolente et bonne Victoire et Madame Sophie ', sotte autant que laide
court dans la Rei>ite des questions historiques (juillet 1867 et janvier 1868).