Comte d'Espinchal. Notes historiques. Manuscrit cité
dans rinli'igue, demander à un amanl les caresses dont les bienséances la privaient?
Elle était bien seule, bien triste, la petite princesse savoyarde qui était venue en France avec des rêves dorés. Son pauvre cœur dolent était tout glacé. Le duc de Penthièvre l'appelait sa fille et elle-même était pénétrée des droits qu'il avait à sa reconnaissance. Elle le respectait, elle l'aimait aussi, mais il ne la pouvait guérir. Par instinct, elle clierchait un refuge. Elle allait le trouver hors des passions décevantes de l'amour et, comme elle l'a écrit elle-même, se donner tout entière à une affection qui, malgré des heures de tristesse, devait faire le bonheur de sa vie et à laquelle elle se sacrifia jusqu'à la mort *.
I. Cf. le testament de M'"« de Lamballe. Bibl. royale de Turin. Catégorie 107.