MOR.ILLO, SANCHETTE, HERNAND
& les Acîeurs de U Scene précédente , Suite.
A Llons , une Princelfe eft bonne à quelque chofe ; Puifqu’elle veut te marier.
Et que ton bon cœur s’y difpofe ,
Je vais au plus vite , 8c pour caufe ,
Avec Alamir te lier ,
Et conclure à l’inftant la chofe.
Apercevant Alamir qui -parle bas , & qui embrajfe les genoux de la Princesse.
Oh I oh ! que fait donc là mon petit Officier ?
Avec elle tout bas il caufe ,
D’un air tant foit peu familier.
SANCHETTE
A genoux il va la prier ,
De me donner à lui pour femme :
Elle ne répond point , ils font d’accord.
CONSTANCE au Duc de Foix, à qui elle parloit bas auparavant.
Mon ame ,
Mes Etats , mon deftin , tout eft au Duc de Foix ;
Je vous le dis encor, vos vertus , vos exploits Me font moins chers que votre flamme.
SANCHETTE
Le Duc de Foix ? Mon pere , avez-vous entendu ï
Lui , Duc de Foix î te mocques-tu {
Il eft notre parent.
SANCHETTE
CO ME’DIE-BA LL ET
Son inévitable pourfuite Dans le piege me précipite ,
Par les mêmes chemins choifis pour l’éviter. au Duc de Foix.
Eh bien vous le voyez , il me pourfuit fans celle.
C’eft bien moi qu’il pourfuit , h vous le trouvez bon * Seroit-ce donc pour vous que je fuis au pillage !
Eft-ce vous qui caufez tout ce maudit ravage ?
Quelle perfonne étrange êtes-vous , s’il vous plaît ,
Pour que les Rois & les Princes Prennent à vous tant d’intérêt ,
Et qu’on coure après vous au fond de nos Provinces ?
CONSTANCE
Je fuis infortunée, & c’eft allez pour vous.
Si vous avez un cœur.