‹ La princesse des UrsinsChapitre 169 sur 278 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

n8TBDCT105 DU PROCÈS DO DDC d'0RL£aNS EN FRANCE. — SAIXT-SIMOV, MADAME

DE MAIHTEHON, lASSMABETS.

Instruit de ces événements, Louis XIY, comme on le pense bien, ne fut pas tenté d'envoyer de nouveau son neveu en Espagne. Une première fois, avant de savoir tout, il le fit appeler, « et lui demanda, nous dit Saint-Simon, « comment il croyait être avec madame des Ursins. Le duc « d'Orléans répondit qu'il avait lieu de se persuader qu'il « était bien, parce qu'il n'avait rien fait pour y être mal. <i Le roi lui dit qu'elle craignait fort pourtant son retour « en Espagne, et qu'elle demandait qu'il n'y eût plus le « commandement de l'armée; qu'elle se plaignait que, « malgré tout, il s'était lié avec ses ennemis, et que Re- (c naut faisait de même. Le duc d'Orléans repartit qu'il a ne s'était jamais occupé de rien^ si ce n'est de la guerre; « qu'à la vérité il savait bien des choses sur madame des ff Ursins, toutes fâcheuses pour l'Espagne, mais... Le roi « lui dit qu'en ce cas il s'abstiendrait de le renvoyer dans « ce pays. » Puis, avec ce ton grave et décisif, qui ne permettait pas de réplique, il ajouta en terminant, <k que les a affaires se trouvaient en une crise où l'on doutait à qui « l'Espagne demeurerait ; que, si son petit-fils en sortait, « ce n'était pas la peine d'entrer en rien sous l'adminis- (c tration de la princesse des Ursins ; que, s'il conservait

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