‹ La princesse des UrsinsChapitre 170 sur 278 · PROGËS DU DUC D'ORLÉANS EN FRANCIS · texte numérisé non relu

PROGËS DU DUC D'ORLÉANS EN FRANCIS

« cette couronne, il serait à propos alors de parler à fond « de cette administration, et qu'il serait en ce temps-là « bien aise d'en consulter son neveu \ »

Il se contenta donc de donner à entendre au duc d Orléans qu'il n'était pas très-rassuré sur la droiture de ses sentiments, ni sur la loyauté de sa conduite envers la cour de Madrid, et que pour cette raison il ne jugeait pas à propos de lui rendre en Espagne le rang et la position qu'il y avait occupés. Mais, peu après, quand il apprit l'arrestation de Flotte et de Renaut, la saisie et le contenu des papiers, les bruits assez fondés, ou du moins assez accrédités, qui circulaient en Espagne, le traité avec les étrangers, et tout le reste, il ne s'en tint pas là : il le manda une seconde fois, il l'écouta en juge et songea à lui faire son procès '. tout le monde était contre le duc d'Orléans, madame des Ursins, M. le duc de Bourgogne, M. du Maine. « Il n'avait pour lui, selon Saint-Simon, <c que les larmes méprisées d'une mère, les languissantes « bienséances d'une femme et la volonté impuissante do « comte de Toulouse '. »

Cependant l'affaire prit une tournure des plus sérieuses : « Ije roi ordonna au chancelier Pontcharirain « d'examiner les formes requises pour procéder à un tel <t jugement, et il se mit à travailler trois ou quatre fois «f avec lui pour cette recherche *. » Le duc d'Orléans ne savait trop à qui avoir recours pour conjurer l'orage. Son précepteur, l'abbé Dubois, lui était bien resté fidèle *, et personne n'était plus intrigant ; mais que pouvait, à cette époque, l'abbé Dubois? Saint-Simon, qui, malgré les inquiétudes de ses amis, n'avait pas voulu non plus Tabandonner dans le malheur, était plus capable de le servir.

* Mém. de SanU-Sitnon, t. XUI, p. 197, 198. ^ > IMd., cli. ccxu. p. W, 2H. 212. 213. — 3 /Wrf., p. 214. - * làid, — » U Beaumelle, p 128, l. V.

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