‹ La princesse des UrsinsChapitre 201 sur 278 · BATAILLE DE 8AIIAC0SSE · texte numérisé non relu

BATAILLE DE 8AIIAC0SSE

Ainsi la royauté nouvelle, en Espagne, soutenait dans le même moment une double lutte. Elle se mesurait avec les alliés pour rétablissement de sa dynastie, et elle tenait tète aux grands pour le triomphe de> son principe. La guerre de la succession, au delà des Pyrénées, était en même temps^ine guerre civile, où le roi, avec la bourgeoisie el le peuple, portaient la bannière de l'indépendance nationale et d'un état social meilleur contre les défenseurs étrangers du système des grands. Ceux-^û manquaient des chefs les plus puissants ; mais, à la cour et dans les rangs de l'armée, il en existait d'autres qui n'étaient point à dédaigner, et chez lesquels les derniers coups qu^on avait reçus ne firent que fortifier le ressentiment et le concert. Le plus dangereux de tous, quoiqu'il ne fût pas grand d'Espagne, était ce général qui avait protesté, devant madame des Ursins, contre l'arrestation de Renaut, et auquel le roi, par une bonté excessive et inutile, avait donné de nouveau un commandement en Aragon, avec une gratification : nous voulons parler de Villaroél.

Au mois de mai 1710, Philippe V était reparti pour les provinces de l'Est. Il avait confié la régence à la reine, avec l'assistance du conseil de cabinet ou Despacho^ coon-

Page 1