SCÈNE IV
SÉVERINE, GALANSOxN.
GALANSON,
l'uis-je me permettre, princesse, de vous demander si vous partagez un peu à mon sujet les bons sentiments de madame de Périgny ?
SÉVEUINE. lui tendant la main.
Vous savez à quoi vous en tenir là-dessus, mon cher monsieur Galanson, et c'est presque de la coquetterie que d'exiger que je vous le répète. J'ai la plus grande confiance en vous. Mon père vous estimait fort, et tous ceux que mon père estimait, je les estime; avec les intérêts capitalisés, je les aime. Dites-moi maintenant ce qui me procure votre aimable visite.
GALANSOX.
Ce n'est pas pour vous, madame la princesse, que je suis ici, c'est pour le prince qui m'a fait demander; mais en me rendant à son appel, j'avais bien un peu l'espérance de vous rencontrer, d'abord pour avoir l'honneur et le plaisir de vous voir, ensuite...
SÉVERINE
Ensuite?
GALANSON.
Ensuite pour vous demander si vous n'aviez aucune obspivation ou recommandation à me faire.
SÉVERINE
A quel propos ?
G ALANSON.
A propos des fonds que j'ai à vous, s É V E n I N E .
Non. Ne voudriez-vous plus vous en charger?