G AL AN SON
Tout au contraire. Je désire plus que jamais rester à votre service.
SÉVERINE
Alors, veuillez continuer à traiter avec le prince ces questions financières, auxquelles je n'entends d'ailleurs rien du tout.
GALANSON.
Ainsi je puis et je dois continuer à remettre au prince toutes les sommes qu'il me demandera, quelles que soient ces sommes ?
SÉVERINE
Naturellement, monsieur ; ne sommes-nous pas mariés, le prince et moi, sous le régime de la communauté ?
GALANSON.
Comme les premiers venus.
SÉVERINE
Comme les premiers venus; j'ai voulu qu'il en fût ainsi.
GALANSON.
Malgré mes observations.
SÉ VER INC.
Dont je vous sais gré, parce qu'elles étaient faites en vue de mes intérêts, mais je ne me serais plutôt jamais mariée (jue
ACTi: i'Ki:Mii:i{. io
de lioiiiuT place il UMO niéfiance dans mon contrat de matiai,'i\ Mon mari est le clief de la communauté, il dispose de noire fortune. ..
G A L A N s 0 X , rintorroinpant.
De voire fortune.
s liviilllN E.
J'ai Ijien dit : communauté, n'est-ce pas? Il dispose de notre fortune comme il l'entend, et je n'ai qu'à me louer de l'usage qu'il en fait. J'entends une voilure. C'est lui qui rentre. Je vous laisse, mon cher monsieur Galanson. A ce soir, vous Pavez promis à ma mère. Ah! soyez assez aimable pour me
passer ce petit livre. (EUe lui montre, et il lui passe le livre du père
André.) Merci. A ce soir, (cn sortant.) Ah! non, j'aime mieux ne pas le voir.