PRINCE SIS EI NON ENMABIANEE
PÉGOFAT Sire Bertrand, j'ai faim : dis-moi ses cheveux d’or. BRUNO, même jeu.
J'ai soif, sire Bertrand : dis-moi ses yeux, encor! FRANÇOIS, même jeu.
Tu nous as tant de fois, pendant notre détresse, Tant de fois raconté comment est la Princesse! ils sont tous autour de lui, exténués et suppliants.
BERTRAND
Eh bien, bons mariniers, je veux Vous le raconter encore une
Du soleil rit dans ses cheveux, Dans ses yeux rêve de la lune;
Quand brillent ses traits délicats Entre les chutes de ses tresses, Tous les Amants sont renégats, Plaintives toutes les Maîtresses
Un je ne sais quoi de secret
Rend sa grâce unique, et bien sienne Grâce de Sainte qui serait
En même temps Magicienne!
Ses airs sont doux et persifleurs, Et son charme a mille ressources:
Ses attitudes sont de fleurs, Ses intonations de sources!
Telle, en son bizarre joli
De Française un peu Moabite, Mélissinde de Tripoli
Dans un grand palais clair habite!
Telle nous la verrons bientôt Si n'ont menti les témoignages Des pèlerins dont le manteau Est bruissant de coquillages!
Pendant ces vers, les mariniers se sont peu à peu relevés.
JNÉRURE 1
Composition inédite de FRANÇOIS RAR SROEEE C'est Tripoli 1.