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RÉRSENMETEBEREONA CA LLE,
BERTRAND
Mon cœur est faible à tout sentiment qui le gagne. Un héros passe, il me séduit, je l’accompagne! Serais-je Provençal, serais-je troubadour,
Si je n'avais pas pris parti pour cet amour?
Aux mariniers.
Courage, mes amis! On avance! on avance!
A frère Trophime.
J'étais si peu content de ma vie en Provence. Je m'écœurais de vivre à ravauder des mots, À faire, de mes vers, de tout petits émaux.
J'étais las d’un métier de polisseur à l’ongle: Je vivais, vaniteux sophiste, esprit qui jongle. À quelque chose, au moins, maintenant, je suis bon.
FRÈRE TROPHIME
Ton courage, tes soins au Prince moribond...
BERTRAND
Je suis poète, et sais-je, en ce dévouement même. Si ce qui m'a séduit ce n’est pas le poème?
FRÈRE TROPHIME
Qu'importe? Tu fus brave. Il est mauvais, mon fiis.
De toujours dénigrer les choses que tu fis!
BERTRAND
Vous me gênez, mon saint ami, par vos louanges.
Car les diversités de mon cœur sont étranges!
Je suis capable, eh oui, de grandes actions.
Mais trop à la merci de mes impressions.
Elle m'effraie un peu, l’aisance avec laquelle
J'ai tout quitté, trouvant cette aventure belle!
D'autres, moins prompts au bien, au mal seraient plus lents!
Ne m'admirez pas trop pour mes nobles élans
Jésuis poète.
UN MARINIER, étendu, au patron qui essaye de le faire se relever. A HEnonu”S'éEnetpeux plus!
LE PATRON, à Bertrand.
Messire, Ce qui leur rend courage, il faut le leur redire.
Les mariniers se traînent vers Bertrand,