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L À PRAONICEEESSNE LLOTANPINEATNFE
Princesse d'Orient dont le nom est de miel, Mélissinde!.… vous que l’empereur Manuel
Voulait Impératrice en sa Constantinople, ‘ L'onde met entre nous, toujours, tout son sinople! Fleur suprême du sang du glorieux Baudoin,
Ne verrai-je jamais venir sur l’eau, de loin,
Avec sa plage d’or où la vague s’argente, L'heureuse Tripoli dont vous êtes régente?
La brume ne construit encore à l'horizon
Qu'une ville illusoire! — O flottante. prison | Mourrai-je sans avoir même de la narine
Aspiré de l'espoir dans la brise marine,
Hélas! et reconnu, venant vers moi, par l'air,
Le parfum voyageur des myrtes d'outre-mer ?
LE PILOTE
Attendez, de par Dieu, que la brume se lève!
JOFFROY
La voir, avant mourir, pour qu'endormi j'en rêve!
PÉGOFAT
Vous la verrez!
Merci, rude et vaillante voix!
Mais qu’ai-je donc, mon Dieu? Pour la première fois,
Vais-je désespérer aujourd'hui? Oh! ma Dame!
Ramez bien, les rameurs, car je sens fuir mon âme!
BRUNO Vous la verrez!
JOFFROY
Bruno, Bistagne, Pégofat, François le Rémolar, Trobaldo le Calfat, Vous qui souffrez pour moi des maux de toutes sortes, Juan le Portingalais, Marrias d'Aigues-Mortes, Fo tGrimoarnt, ol APUGrAATOUS les autres — merci.
PÉGOFAT
Laissez donc. On est fier de ce voyage-ci!
PUNMEAMERECR EVA CITE.
C'est une traversée illustre!
| FRANÇOIS C'en est une!
JOFFROY Oui, vous ne portez pas César et sa fortune, Mais vous portez Joffroy Rudel et son amour!
FRÈRE TROPHIME, s’approchant.
Espérez, mon-enfant.
JOFFROY, avec un faible sourire.
| Saint Trophime, bonjour!
Se tournant vers Érasme.
Sans robe doctorale et sans toque, j’admire Comme vous avez l'air moins savant, mon cher mire. ÉRASME Monseigneur.
JOFFROY, lui tendant la main.
Sans rancune.
A Bertrand.
Approche, ami bien cher, Frère plus fraternel que d’une même chair, Oui voulus, généreux, me suivre en ce voyage, Quand tous me trouvaient fou qui, seul, me trouvas sage! = Ahl#je vaissmourir-lomtde tout cevquitfut, mien: BERTRAND Non, ne regrette pas.
JOFFROY, vivement.
Jenne resreftesrien Ni parents, ni foyer, ni la verte Aquitaine.
Et je meurs en aimant la Princesse lointaine!
ÉRASME Elle est cause de tous nos maux!
JOFFROY
Je la bénis.
J'aime les espoirs grands, les rêves infinis,
DA PERAENSCRE SE LOU NORATENPD
Et le sort d’Icarus me paraît enviable
Qui voulut, vers le ciel qu'il aimait, l'air viable! Et, tombant comme lui, je n’eusse pas moins fort Aimé ce qui causait si bellement ma mort!
ÉRASME
Cet amour, malgré tout, me demeure un problème. Ce qu’on ne connaît pas, se peut-il donc qu'on l'aime?
JOFFROY
Oui, lorsque ayant un cœur impatient et haut, On ne peut plus aimer ce que l’on connaît trop! Se soulevant sur son grabat.
Ai-je en vain suspendu l’escarcelle à l’écharpe? Aiï-ie pris le bourdon en vain? — Mais sur ma harpe, D'une voix qui faiblit, oh! d’instant en instant, Si je ne puis la voir, je mourrai la chantant! Il prend la harpe pendue à la tête de son grabat et prélude. Mais j'hésite, et je rêve, et prolonge l’arpège.… Pour la dernière fois chantant, que chanterai-je? O premiers vers d'amour faits pour Elle jadis, Mes premiers vers, soyez les derniers que je dis!
Il récite en s’accompagnant.
C’est chose bien commune
De soupirer pour. une
Blonde, châtaine ou brune Maîtresse,
Lorsque brune, châtaine,
Ou blonde, on l’a sans peine.
— Moi, j'aime la lointaine Princesse!
C'est chose bien peu belle
D'être longtemps fidèle,
Lorsqu'on peut baiser d’Elle, La traine,
Lorsque parfois on presse
Une main qui se laisse...
Moi, j’aime la Princesse Lointaine!
PÉRPPANIDIEEER ARCHRE
Jorrroy: — Mais sur ma harpe, D'une voix qui faiblit, oh! d'instant en instant, Si je ne puis La voir, je mourrai la chantant.
Car c’est chose suprême
D'aimer sans qu'on vous aime,
D'aimer toujours, quand même, Sans cesse,
D'une amour incertaine,
Plus. noble d’être, vaine...
Et j'aime la lointaine Princesse!
Car c’est chose divine D'aimer lorsqu'on devine,
HA PÉRAMNICEE SSLE LS RON IRARAINEE
Rêve, invente, imagine ABDene… Le seul rêve intéresse. :
Vivre sans rêves, qu'est-ce?
Et J'aime la Princesse Lointaine!
Il retombe défaillant.
Je ne peux plus! Hélas! mes pauvres doigts trembleurs Ne trouvent plus les nerfs de la harpe. Les pleurs M'étouffent.. Mélissinde!.. Hélas! je vais me taire, Et peut-être à jamais, car l'espérance...
UNE VOIX, dans Jes voies.
Térret
Violent tumulte. Joffroy s’est dressé d’un coup, debout sur son grabat, les bras ouverts.
MARRIAS Oui! Regardez!
BRUNO C'est vrai! Terre!
FRANÇOIS
Noël! Ramons!
BISTAGNE Le brouillard cachait tout!
JUAN Un pays d’or!
TROBALDO
Des monts Violets!
Tripoli! Noël!
BRUNO, courant comme un fou.
Soyez donc calmes!
PÉGOFAT
FRANÇOIS Terre C'est Tripoli!
MARRIAS Je vois déjà les palmes!
BISTAGNE Non, pas encor!
FRANÇOIS