‹ La princesse Lointaine; La Samaritaine. Illustrations en couleurs et en noir, dans le texte et hors texteChapitre 30 sur 118 · DENON M EN ACTE · texte numérisé non relu

DENON M EN ACTE

1 vientisV£e Chevalier aux Armes Vertes, là, Va le tuer avec cette hache qu'il a!

Ce pauvre enfant ne peut abattre cette brute!

Bruit de pas derrière la porte. Cliquetis.

ADS Onticommencel Comme cestlonsiROn#Intte, On piétine!

Bruit sourd.

Quel choc!

On n’entend plus rien. La porte s'ouvre. Elle recule.

Ah! les battants ouverts!

Bertrand paraît sur le seuil, l'épée au poing, blessé au front; et il jette aux pieds de Mélissinde la manche empourprée.

MÉLISSINDE, reculant toujours.

Messire!… Ah! Ou’avez-vous à me dire?

BERTRAND

Des vers.

SHONEANS EAN S I MÉLISSINDE, BERTRAND, SORISMONDE.

BERTRAND, mettant un genou en terre.

C’est chose bien commune

De soupirer pour une

Blonde, châtaine ou brune Maîtresse,

Lorsque brune, châtaine

Ou blonde, on l’a sans peine...

Moi, jaime la lointaine Princesse!

C’est chose bien peu belle

D'être longtemps fidèle,

Lorsqu'on peut baiser d’Elle La traîne,

LA PERTANEC ESS FAN TAIOMENPDRARLENEE

Lorsque parfois on presse

Une main qui se laisse...

— Moi, j'aime la Princesse Lointaine.

MÉLISSINDE, continuant.

Car c'est chose suprême

D'aimer sans qu'on vous aime,

D'aimer toujours, quand même, Sans cesse,

D'une amour incertaine,

Plus noble d’être vaine...

Et J'aime la lointaine Princesse.

Car c’est chose divine

D'aimer quand on devine

Rêve, invente, imagine Apeine :

Le seul rêve intéresse.

Vivre sans rêve, qu'est-ce?

Et j'aime la Princesse Lointaine!

BERTRAND Quoi! Vous saviez ces vers?

MÉLISSINDE Par plus d’un ménestrel!

Et vous savez qu'ils sont?

Oui, de Joffroy Rudel.

BERTRAND Et cet étrange amour aurait eu la fortune?

MÉLISSINDE Ah! parlez-moi de lui, car l'heure est opportune!

DÉPRURAEIN EMEA CINE

MÉzissiNpe. — Ah! ils ont commencé! Comme c’est long! On lutte. On piétine. (Bruit sourd.) Quel choc!

L'A PAR AENICRE S"S EORTAOMENEIRAAIENRE BERTRAND

Vous saviez la constance et le zèle fervent De cet amour?

MÉLISSINDE J'aimais cet amour! Si souvent Dans le bruit de la vague arrivant sur le sable La voix de cet amour me parut saisissable,

Si souvent dans le bleu d’une fuite de jour J'ai senti près de moi l’âme de cet amour!

BERTRAND, défaillant.

Ciel!

MÉLISSINDE, penchée presque sur son front.

Vous êtes heureux?

BERTRAND

Oh! bien heureux, Madame!

Carnet Mais Hersansiperdu Je

MÉLISSINDE

Il se pâme.….

Sorismonde |

SORISMONDE, accourant.

Attendez! Il faut l’étendre.… là.

Elles l’étendent dans les coussins.

MÉLISSINDE, affolée.

Va! cours! De l’eau! L’aiguière! Eh, vite! donne-la! SORISMONDE, s’agenouillant à côté de Mélissinde et de Bertrand, Ne l’aiguière. Qu'il est pâle! Il est beau comme un dieu de l’'Olympe!

MÉLISSINDE

Son front saigne. Du linge! Attends. J'ai.

Elle déchire à sa gorge de la mousseline.

SORISMONDE Votre guimpe!

Non, ce n'est rien! — Le cœur bat sous le siglaton! "Prends le Baume Arabesque! Eh/vitelmil est dit-on,

Tout-puissant! -— Doucement! il va reprendre mine! — Non, ne lui tache pas son pelisson d’hermine! —

DÉPRIME A CTTE

RER Se ES Os RES RER RRSE TRES NRA ER SENS Re A 2 MÉLISSINDE. -— 1l entr'ouvre les yeux... Il ouvre grands les veux. Chut! — II faut qu'il revienne à lui, mais sans sursauts.

— Il porte les cheveux comme les Provençaux — Ah! sur la joue, on voit renaître un peu de rouge; Il respire; les cils tremblent; la lèvre bouge; Il a serré ma main dans la sienne...

SORISMONDE

Il va mieux.

MÉLISSINDE

Il entr'ouvre les yeux... Il ouvre grands les yeux... BERTRAND, ouvrant les yeux et la voyant.

Je rêve! Je suis Flor. Et Blancheñor, c’est Elle!

À moins que, ma blessure ayant été mortelle, Mon réveil maintenant se fasse en paradis.

MÉLISSINDE Entends-tu, Sorismonde?

SORISMONDE

Il va mieux, je vous dis.

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