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BERTRAND. — Et sur la mer, — grand Dieu, le cœur me manque! — Sur la mer voyez-vous une galère franque?
LA PRRMENNCYESSISIE L'ONTENAAETENSE
BERTRAND
Et sur la mer, — grand Dieu, le cœur me manque! — Sur la mer voyez-vous une galère franque? s
MÉLISSINDE
Une petite nef ventrue, au loin, là-bas,
À l'ancre, — et qu’en effet hier je ne vis pas! BERTRAND
C'est elle! Et tout en haut du mât?
MÉLISSINDE
Des hirondelles!
Et pas de voile noire à la vergue?
MÉLISSINDE Des aules, Des ailes d’alcyon, blanches! .
BERTRAND
Il est donc temps!
Oh! madame, courons! — Oh! Vierge qui m'entends, Prolonge un peu sa vie, et qu’il quitte ce monde L'ayant vue! Il mourrait si content!
MÉLISSINDE
Sorismonde, Regarde, en ses beaux yeux désespérés, des pleurs!
BERTRAND
Il mourrait si content! Car c'est la fleur des fleurs Et c’est l'étoile des étoiles! — Et les rêves
Seront outrepassés! Et les peines grièves,
Et tous les souvenirs amers s’aboliront,
Sitôt qu'il recevra la clarté de ce front,
Qu'il pourra contempler entre les grands cils fauves, Ces yeux bleus, qui sont gris, et qui pourtant sont mauves! Voyant celle dont, sans la voir, il fut épris,
Ah! je comprends qu’il faut qu'il la voie à tout prix! __ Hélas! on ne peut plus le transporter à terre! Venez donc apparaître au pauvre grabataire
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