‹ La princesse Lointaine; La Samaritaine. Illustrations en couleurs et en noir, dans le texte et hors texteChapitre 39 sur 118 · FA · texte numérisé non relu

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TRIO PNS UE MCE NA CT E

Notre coque craquait, vagues, à votre attaque,

Et l’on eût dit la nef du propre roi d’Ithaque!

Mais le mourant vivait, soutenu par sa foi,

Et son rêve gagnait les autres après moi.

Parfois une éclaircie. Alors, un port nous tente. Quelque île blonde, au loin, nous sourit, invitante:

On voudrait l’y descendre un peu parmi les fleurs

Il refuse; et bientôt sous les rudes souffleurs

La nef repart! Mais tout à coup le vent s’accoise

On rame! et l’on rencontre une barque turquoise!

On se bat, on la coule, on passe; on rame! Enfin

A tant de maux soufferts vient s'ajouter la faim;

Nos hommes ne sont plus que des spectres étranges; Nos mâts sont des tronçons; nos voiles sont des franges: Plus d'espoir; Rudel meurt; soudain : Terre! Ah! songez.…

MÉLISSINDE, frémissante.

Ah, je songe que tu courus tous ces dangers!

BERTRAND, surpris.

Moi?

MÉLISSINDE, vivement, essayant de se reprendre. Toi, pour lui, — pour lui, — permets donc que j'en sente La beauté! que j'en sois, pour lui, reconnaissante! BERTRAND Madame!

MÉLISSINDE

Peux-tu donc être modeste au point De vouloir que ton cœur ne s’aperçoivé point?

BERTRAND. — Quelque île blonde, au loin, nous sourit, invitante.

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LA PRINCES STE ee PIOMONEREASPANEE

Tu fus un chevalier loyal, un ami rare...

Et je vais, ma galère, ordonner qu'on la pare... Jédviens. ‘emviens? ;

Mouvement de Bertrand.

Mais plus une parole! Oh! Dieu!

Elle sort, dans le trouble, précipitamment.

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