SCENE
LES MÊMES, MÉLISSINDE, SORISMONDE, FEMMES, ENFANTS, ESCLAVES, ETC., puis BERTRAND.
MÉLISSINDE, bouleversée de ce qu’elle voit.
Oh1 cette nef! Ces gens qui pleurent! — Rêvons-nous? — Oh! tous ces pauvres gens qui, là, sont à genoux! Pouvais-je imaginer une misère telle?
AUX mMariniers. f Oh! mes amis!
; PÉGOFAT
GS NquiR dE MERE estelle!
| MÉLISSINDE, avançant.
Oh! tous ces malheureux, haïllonneux et hagards! Et. je mets de la joie en ces pauvres regards, Moi? —— J'adoucis ces maux? — Comme mon cœur se serre! — Pouvais-je deviner, même au récit sincère Que me faisait Bertrand, pouvais-je m'émouvoir? Ohlérout cevqu'on nous dit... rien, — il faut venir «voir! =
“ Avec un frisson involontaire.
Mais lui. Joffroy Rudel?.…
FRÈRE TROPHIME Madame, du courage!
Il faut vous dire, — il est si mal! — et son visage. MÉLISSINDE Ah! son visage? Eh bien, je vaincrai mon émoil FRÈRE TROPHIME, s’écartant et faisant écarter Érasme. Alors. approchez-vous.….
MÉLISSINDE, voyant Rudel.
Ho! Dieu! | Elle glisse à genoux avec des sanglots. . | POUrEMOLS pOur MOIS
Elle pleure silencieusement.. Les yeux de. Rudel s'ouvrent, la voient, s’agrandissent, s’illuminent, et un sourire vient sur ses lèvres.
ÉRASME
Regardez!