LEA PRINCESS EN SMOMNENMEMSIENSE
JOFFROY
Je la regarde... éperdument! — Oh! tous mes vœux | Elle est bien comme je voulais! Ses longs cheveux Échappent au tressoir en une double vague,
Et mon dernier soleil rit dans sa grosse bague!
Tu fais trembler pour son col frêle, ô lourd collier! Son sourire étranger m'est déjà familier!
Sa voix, où l’on entend un tumulte de sources,
Se boit comme une eau fraîche après de longues courses, Et ses yeux, dépassant tout espoir, ses yeux pers
Sont si larges et si profonds que je my perds!
MÉLISSINDE, lui mettant au doigt sa bague.
Voici pour votre doigt ma bague d'améthyste Dont la couleur convient à notre bonheur triste ; Lui passant au cou son collier. Voici pour votre cou mon collier à blason!
Défaisant tous ses cheveux sur lui.
Et voici mes cheveux, puisque, nouveau Jason, Ils sont la Toison d’or qu'au prix de tant de luttes, De tant de maux, de tant de soupirs, vous voulûtes! O pèlerin d'amour sur les glauques chemins, Voici les mains que vous chantiez, voici mes mains! Et voici, puisqu'il fut votre but de l'entendre, M Lcoutez blerl, = Voici ma voix, sSOUuIHiISe et tendre!
JOFFROY Ils vous font peur, mes yeux déjà gris et vitreux ? MÉLISSINDE Et voici maintenant mes lèvres sur vos yeux!
| JOFFROY Mes lèvres vous font peur, que gercèrent les fièvres? MÉLISSINDE
Et voici maintenant mes lèvres sur vos lèvres! Silence.
JOFFROY, appelan..
Bertrand!
Bertrand s'approche; à Mélissinde, montrant les mariniers qui sont autour de lui.
J'avais promis de vous dire aujourd'hui Quel fut pour moi le cœur de ces gens...
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CHURAMIARSEEEM, D L'AICITE
MÉLISSINDE. — Je confiais que je vous aime au lys tremblant.
Trop faible, il fait signe à Bertrand.
Hl'oredis- ur BERTRAND, debout au milieu des mariniers à genoux.
Si VOUS saviez, sous ces peaux rudes et tannées, Quelles âmes d'enfants, ouvertes, spontanées! Aïimez-les, ces obscurs à la simple ferveur, Ces dévouements actifs qui portaient le rêveur! Comme les chardons bleus qui poussent sur les plages, Is ont des cœurs d’azur dans des piquants sauvages!
MÉLISSINDE Eh bien! Je leur souris...
JOFFROY érsrelotten MÉLISSINDE
Joffroy.
VMousRète dans mes bras serré...
JORPRON Je n'ai plus froid, Mais un frisson d'angoisse horrible me traverse. Êtes-vous là?.… MÉLISSINDE Sur ma poitrine je vous berce Tout doucement, comme un petit!
TITD
14 P'RIINIONE SIS DOM IOMENTEARIENSE,
JOFFROY Je n'ai plus peur.
MÉLISSINDE
Songez à nos amours! — Songez à la hauteur Où, parmi les amants, notre gloire nous guinde! Songez que je suis là, que je suis Mélissinde; Répétez-moi comment vous m'aimez et jusqu'où!
JOFFROY Ah! je meurs!...
MÉLISSINDE Regardez ces perles à mon coul JOFFROY
Ouimvotre cou divin Ohlemais Mtoubese dérobe.… Je sens que je m'en vais
MÉLISSINDE
Tenez-vous à ma robe!
Prenez-moi bien. Entourez-vous de mes cheveux!
JOFFROY
Oui! vos cheveux encore! encore! je les veux! Je suis dans leur parfum, — je suis.
MÉLISSINDE, à frère Trophime. Hélas! saint prêtre, Je dois auprès de lui vous laisser seul, peut-être?
FRÈRE TROPHIME
Non, madame. L'amour est saint. Dieu le voulut. Celui qui meurt d'amour est sûr de son salut.
MÉLISSINDE
Joffroy Rudel, que nos amours ont été belles! Nos âmes n'auront fait que s’emmêler des ailes!
JOFFROY
Votre manteau, brodé de pierres et d’orfrois,
Je voudrais le toucher; — mes doigts sont déjà froids.
Mes doigts ne sentent plus les orfrois et les pierres; Mes doigts sont déià morts...