QUATRIÈME ACTE
FRÈRE TROPHIME Récitez less pmérel Tout le monde autour de lui.
MÉLISSINDE, douloureusement.
Oh!
FRÈRE TROPHIME Proficiscere, anima.
La prière court en murmures.
JOFFROY Jé"meemeurs, MÉLISSINDE, aux musiciens.
Élärpes tcouvrezndenchants ces tropatristés rumeurs. Musique douce.
JOFFROY Parlez, car votre voix est la musique même Sur quoi ] avais rêvé de mourir.
MÉLISSINDE, l’enlaçant.
Je vous aime.
FRÈRE TROPHIME Deus clemens… | Murmure de prières, que couvre une onde de harpes. JOFFROY Parlez MquesiemnentendeNpDas
S'approcher, s'approcher le pas furtif, le pas... Parlez, parlez sans cesse, et je mourrai sans plaintes!
FRÈRE TROPHIME Libera, Domine..
Murmure et harpes.
MÉLISSINDE
Parmi les térébinthes, Ami, c'était à vous que je rêvais le soir; Et dans les myrtes bleus lorsque j'allais m'’asseoir Le matin, je tenais, sous les branches myrtines, Des conversations, avec vous, clandestines….
Parlez, parlez!
LRA PRINCE S'S EL OMENIEA NE
FRÈRE TROPHIME ex omnibus periculis… MÉLISSINDE
ET lorsque je marchais entre les Sveltes lys,
Et qu'un d'eux, s’inclinant, semblait me faire signe, Comme il me paraissait le seul confident digne D'uamouremroyaltque lenotre ets Nb ie
Je confiais que je vous aime au lys tremblant!
JOFFROY
Parlez! car votre voix est la musique même.
Parlez!
MÉLISSINDE | Je confiais au lys que je vous aime.
| JOFFROY | Ah! je men vais — n'ayant à souhaiter plus rien! | Merci, Seigneur! Merci, Mélissinde! — Combien, |
Moins heureux, épuisés d’une poursuite vaine, Meurent sans avoir vu leur Princesse lointaine!
MÉLISSINDE le berce dans ses bras.
Combien, aussi, l'ont trop tôt vue, et trop longtemps, Et ne meurent qu'après les jours désenchantants! Ah! mieux vaut repartir aussitôt qu'on arrive
Que de te voir faner, nouveauté de la rive!
Mon étreinte est pour toi d’une telle douceur
Parce que l’Étrangère est encor dans la Sœur! Tu n'auras pas connu cette tristesse grise
De l'idole avec qui l’on se famihiarise;
Je garde du lointain, par lequel je te plus;
Et, tes yeux se fermant pour ne se rouvrir plus,
Tu me verras toujours, sans ombre à ma lumière,
Pour la première fois, toujours pour la première!
JOFFROY La princesse est venue! O ma princesse, adieu! FRÈRE TROPHIME
Libera, Domine….
î NORME
CHURAMIEREL EME
BERTRAND. — Oh! pas cela. C’est trop.
LA PRAENICUE S'S TE RPC ENERAMENSE
MÉLISSINDE, debout, le soulevant dans ses bras vers le resplendissement de la mer. Ils sont enveloppés de la pourpre du soleil couchant.
Tout le ciel est en feu! :
Vois, tu meurs d’une mort de prince et de poète, Entre les bras rêvés ayant posé ta tête, Dans l’amour, dans la grâce et dans la majesté; Tu meurs, béni de Dieu, sans l’importunité Des sinistres objets, des cires et des foles, Dans des odeurs de fleurs, dans des bruits de violes, D'une mort qui n’a rien ni de laid ni d’amer, Et devant un coucher de soleil sur la mer!
Joffroy Rudel est mort et laisse retomber sa tête. Elle le couche doucement. Frère Trophime s’avance.
MÉLISSINDE
Ne fermez pas encor ses yeux. Il me regarde.
SORISMONDE, avec effroi.
Il retient dans ses mains vos cheveux!
MÉLISSINDE Qu'il les garde!
Avec un poignard qu’elle prend à la ceinture du mort, elle coupe ses cheveux, et les mains de Rudel retombent en les entraînant sur lui.
BERTRAND Ofépascelarc est rop MÉLISSINDE, sans se retourner vers lui.
Qui parle ainsi?
BERTRAND C'est trop!
MÉLISSINDE
Vous, Bertrand? Mais il faut rénoncer, il le faut !
Du voile mensonger se déchire la trame.
Mon âme sut enfin s'occuper d’une autre âme,
Et je suis différente, et du bien que j'ai fait
Déjà s’atteste en moi le merveilleux effet!
QOu'étiez-vous, rêve, amour, rose rouge ou lys blême, Près de ce grand printemps qu'est l'oubli de soi-même? Afin que ce printemps, pour moi, soit éternel,
Je prendrai le sentier qui monte au Mont-Carmel!