TOUS
Elle l’est! — Elle l’est!
MARRIAS Moi, j'en suis sûr!
UN RAMEUR Ah! mais!
Ça m'ennuierait si vers un monstre je ramais! PÉGOFAT, riant.
Il y pense en ramant, le Marseillais!
LE RAMEUR Sans cesse!
BISTAGNE C'est toujours beau, va, sois tranquille, une princesse ! LE PILOTE, haussant les épaules.
Vous ne parlez que d'Elle.
PÉGOFAT On est si fatigué!
Regarde : on parle d'Elle, et l’on est presque gai! \ LE PILOTE Vous la montrera-t-on seulement, cette oiselle? BRUNO Le Prince l’a promis, de nous mener vers Elle Si l’on arrive, et de lui dire que c'est nous Qui l'avons apporté jusques à ses genoux!
* LE PILOTE Et crois-tu qu'avec nous une princesse cause? PÉGOFAT Non. Mais on la verra, c’est déjà quelque chose. On ne parle que d’Elle en tous pays chrétiens!
UN MOUSSE Et de ses yeux! LE PILOTE, se retournant vers lui.
Tu veux voir ses yeux, toi?
LE MOUSSE Mais, tiens!
PAR EUMARE Re CAC TE
Les DEUX MaARINIERS. — Une, deux, trois, houp! Ils lancent le corps par-dessus le bastingage.
4 PERMENTORE PSISRE Le OMENCMPAMTENrE
PÉGOFAT Le maître!
Le patron de la nef est entré depuis un moment et a écouté. LE PATRON DE LA NEF Il faut d’abord, pour les voir, qu'on arrive, PtquesJofroy Rudelnmotretbontprince wive!l LES MARINIERS Il va plus mal? — Hélas! — Pauvre homme!
BRUNO Quel meschef!
LE PATRON Voyez, on à fermé le château de la nef.
Veillé par ses amis, sans doute qu'il repose! PÉGOFAT Hier soir il chantait encor!
BISTAGNE C’est quelque chose D'étonnant, comme il fait aisément des chansons! FRANÇOIS Comment nomme-t-on ça, dont il tire des sons? LE PILOTE, d'un air capable. Ça s'appelle une Ivre.
FRANÇOIS Ah!., ünée lyrel —— Dame, Ca fait un joli bruit.
BISTAGNE Bien doux pendant qu'on rame!
PÉGOFAT Et quand il faut haler, ça donne de l'élan!
LE PATRON Chut! l’aumônier du Prince.
PÉGOFAT
ANMOoteMÉRtcapelan!
Frère Trophime, robe rapiécée et trouée, sort du château de la nef, consulte le ciel et va s’agenouiller au fond.
PÉRÉSPEMETPEREALCPTLE
BRUNO Un prêtre pas gènant.
FRANÇOIS Brave nature. Franche.
BISTAGNE Ah! si tous les curés avaient sa large manche! LE PATRON Les luizernes du ciel ont éteint leurs derniers FEU DpAules BISTAGNE
L'aube point.
Une clarté plus blanche règne.
FRÈRE TROPHIME, agenouillé.
| Vierge des mariniers, Toi qui changeas la mer farouche en mer bénigne, Fais glisser jusqu’au port la nef comme un grand Vierge, en suite de quoi, s'il vit, sire Rudel T'ira mettre à Tortose une nef sur l'autel, Copiant en argent celle en qui nous erràmes, Avec son gouvernail, ses voiles et ses rames!
PENPIEORE
Peuh!…. tout ça! Si j'avais mon aiguille!
Frère TRoPHIME, agenouillé. — Vierge des mariniers, , 5 Toi qui changeas la mer jarouche
L A PÉRAANCCEE SES EE, LCONEN IPAMONEE
BISTAGNE Animal!
En tous les cas, Ça ne peut pas faire de mal... ‘ Érasme sort à son tour. Robe de docteur en lambeaux. Décoiffé, l'air piteux. Les mariniers ricanent.
BRUNO
Le vieux mire, à présent, qui montre sa frimousse. FRANÇOIS Le médico.
BISTAGNE Pas fort!
TROBALNO, haussant les épaules.
Ün médecin d’eau douce!