MOQUE S
PHOTINE. — Toi! Je. Christ! Ha-Schaab!… Emmanuel!
LA S'AVMEATRITENEETEN EE
PHOTINE Mon Bien-Aimé…. je t'ai cherché — depws l'aurore, Sans te trouver, — et je te trouve, — et c'est le sow; Mais quel bonheur! — il ne fait pas — tout à jait noir;
Mes yeux encore Pourront te voir.
Ton nom répand — toutes les huiles — principales, Ton souffle unit — tous les parfums — essentiels, Tes moindres mots — sont composés — de tous les mels,
Et tes yeux pâles De tous les ciels.
Mon cœur se fond.
Grand Dieu! qu'ai-je fait? Que disais-je?
Pour lui! lé même chant! le même, Ô sacrilège! Pour lui, les mêmes mots qui me servirent pour.
JÉSUS
Je suis toujours un peu dans tous les mots d'amour Mais, tant que ce n’est pas à moi qu'on les adresse, On ne fait qu’essayer les termes de tendresse.
PHOTINE Maître, pour t’adorer, j'ai dit ce que J'ai su! JÉSUS
Et ton hommage me fut doux. Je l'ai reçu.
PHOTINE
Devant toi, que ce chant aux lèvres me remonte... Quelle honte!
JÉSUS
Non, tu ne dois pas avoir honte.
Comme l'amour de moi vient habiter toujours Les cœurs qu'ont préparés de terrestres amours, Il prend ce qu'il trouve, il se ressert des choses, Il fait d’autres bouquets avec les mêmes roses Car c'est à moi que tout revient. Et tôt ou tard, Le parfum acheté, d’aloës ou de nard, Que pour flatter les sens le marchand a cru vendre, Sur mes pieds douloureux finira par s’épandre,