‹ La Princesse MaleineChapitre 16 sur 35 · LE FOU · texte numérisé non relu

LE FOU

Oh ! oh ! oh !

Il s'en va.

HJALMAR.

Sort le Fou. —

ANNE

A quand les noces, Maleine ?

HJALMAR.

Avant la fin du mois, si mon père y consent.

LE ROI

Oui, oui...

ANNE

Vous savez que je reste ici jusqu'à vos noces; et Uglyane aussi ; oh ! la pauvre Uglyane ! Hjalmar, Hjalmar, l'avez-vous abandonnée !

HJALMAR.

Madame ! . . .

ANNE

Oh ! n'ayez pas de remords, il vaut mieux vous le dire aujourd'hui; elle obéissait à son père plus qu'à son cœur ; elle vous aimait cependant ; mais que voulez-vous ? elle a été élevée et elle a passé son enfance avec le prince Osric, son cousin, et cela ne s'oublie pas; elle a pleuré

toutes les larmes de son pauvre petit cœur en le quittant, et j'ai dû la traîner jusqu'ici.

MALEINE

Il y a quelque chose de noir qui arrive.

LE ROI

De qui parlez-vous ?

HJALMAR.

Quoi?

MALEINE

Il y a quelque chose de noir qui arrive.

HJALMAR.

OÙ donc?

MALEINE

Là-bas ; dans le brouillard, du côté du cimetière.

HJALMAR.

Ah ! ce sont les sept béguines.

MALEINE

Sept béguines !

ANNE

Oui ; elles viennent filer pour vos noces.

Entrent la Nourrice et les Sept Béguines.

LA NOURRICE

Bonsoir ! Bonsoir, Maleine !

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