‹ La prise de Jeanne d'Arc devant Compiègne et l'histoire des sièges de la même ville sous Charles VI et Charles VII: d'après des documents inéditsChapitre 106 sur 172 · POTON DE XAINTRAILLES ENVOIE DES MUNITIONS · texte numérisé non relu

POTON DE XAINTRAILLES ENVOIE DES MUNITIONS

Puis, dans le courant de juillet, nouvelle demande aux gouverneurs de Reims et de Château-Thierry, à l’effet d'avoir des fers à viretons , du soufre et du salpêtre, et second envoi de la part de Poton de Xaintrailles*.

son heaume ; il marchait le poing sur la hanche et les jambes écartées, comme s’il chargeait à cheval, et la lance en arrêt. » [Etude sur le château de Xaintrailles , par Philippe Lauzun, p. 52 .)

Poton de Xaintrailles avait une profonde admiration pour Jeanne d’Arc ; après la prise de cette dernière, il commanda la place de Château-Tierry.

En 1438, il reçut des Etats de Limoges, à titre de don, une somme de 1000 livres tournois. (Leber. Essai sur V appréciation de la fortune privée au moyen âge , p. 70.)

« Paié à Guiot de Gharmisy pour un voyage par lui fait la première sepmaine de juillet mil 1 1 1 i c et xxx à aler de cheval de Compiengne à Chasteau-Thierry par devers Pothon de Sainte traille querre [chercher) du salepestre que le dit Poton avoit promis livrer à la dite ville, lequel Poton fist délivrer cent livres de salepestre auprès du dit lieu, et arrivèrent audit Compiengne le vi i e jour du dit mois de juillet, pour lequel voyage les goudverneurs accordèrent avec le dit Guiot pour luy et pour son cheval, en regart que le dit Guiot a esté destroussé en chemin, de xi 1 1 1 s. p. et autres biens par aucuns gens darmes qu’il encontra xli i i i s. p. »

(Archiv. de Compiègne , CC. i 3 , f° 258 v°.)

Paié à Jehan de Liencourt et Simon de Boulongne, messagier de piet pour avoir guidé et accompaigné de Crespy jusqu’à Compiengne Guiot de Charmisy en amenant de Chasteauthierry cent livres de salepestre livrez par Poton de Saintetraille amenez au dit Compiengne le vi i e jour de juillet mil 1 1 1 i c et xxx pour la provision de la dite ville, pour ce qu’il a convenu au dit Guiot prendre chemin par ailleurs que par les grands chemins, pour le danger d'iceulx chemins, xxvn s. p.

(Archiv. de Compiègne , CC. i 3 , f° 258 v°.)

1. « Paié à Jehan de Boulongne et Jehan de Liencourt, messagiers de piet demourans à Crespy-en-Valois par accort fait à eulz pour avoir guidié et accompaigné Gille Crochon,

246 LA PRISE DE JEANNE d’aRC DEVANT COMPÏÈGNE.

Sur ces entrefaites la bastille de Saint-Ladre venait d’être entreprise et les attournés s’étaient empressés d’en informer le roi ; ce fut Pierre Crin, le courageux citoyen dont on ne saurait trop honorer la mémoire, qui se chargea de cette mission aussi périlleuse que délicate. Il monta à cheval, accompagné du religieux Pierre Morel que nous avons déjà vu en pareille circonstance, et, tous deux, furent, à cause du peu de sûreté des routes, conduits jusqu’à Crépy, par les frères Autin, messagiers de piet, qui guidèrent en revenant, un certain nombre « de gens du bastard d’Orléans » venant avec Jamet Detilloy, prendre garnison à Compiègne 1 par ordre du roi.

Pierre Crin trouva Charles VII à Sens ; il lui exposa que la ville « estoit asségée de tous coste{ » et combien il y avait nécessité pour elle « d'avoir secours hastivement. » Et le roi de continuer à répondre que

messagier de la ville de Compiengne, qui la 1 1 1° sepmaine de juillet mil im c xxx amena de Chasteau-Thierry à Compiengne ung millier de gros fers à viretons et trois quarterons et six livres de salepestre à luy baillé par T^oton de Saintetraille et pour ce que les chemins estoient périlleux, le dit Crochon prist les diz messagiers pour luy accompaigner du dit Crespy jusque au dit Compiengne xxi 1 1 1 s. p. »

(. Archiv , de Compiègne , GC. 1 3, f° 259 r°.)

1 . « Paié à Jehan Autin et Pierre Autin frères, messagiers de piet, pour ung voyage par eulx fait la deuxième sepmaine de juillet à Crespy-en-Valois à mener et conduire maistre Pierre Morel, religieux du couvent des Jacobins, de Compiengne, qui s’en ala devers le Roy N. S. pour hastier le secours de la ville et au retour, guidèrent des gens de Mons. le Bastard d’Orléans, qui vindrent au dit Compiengne en garnison, pour la garde d’ycelle ville, xvi s. p. » Ils étaient environ soixante-dix.

(Archiv, de Compiègne , CC. i3, f° 257.)

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