NOUVELLES DEMANDES DE SECOURS A CHARLES VII
« brief Von seroit secouru. » Pierre Crin insista, mais tout ce qu’il put obtenir du roi, ce fut une somme de 3 oo livres tournois.
Ne voyant pas revenir leur ambassadeur aussi rapidement qu’ils le désiraient, les habitants de Compïègne, dont l’anxiété était de plus en plus fiévreuse, ce qui se comprend très bien, dépêchèrent à sa recherche le fidèle Chambet, qui partit le 3 1 juillet 1430, retrouva Pierre Crin à Sens, et s’en revint immédiatement à Compïègne où il arriva le 1 1 août suivant ; mais ce voyage faillit lui coûter cher, car, surpris en route par une bande d’écossais, il ne dût son salut qu’à la vitesse de son cheval qui tomba mort d’épuisement en entrant à Château-Thierry.
Pendant ce temps, Guillaume de Flavy se mit en route à son tour pour aller trouver le roi, ce qui paraît vraiment extraordinaire de la part d’un capitaine ayant la haute main sur la place en pareille circonstance ; et comme lui aussi, tardait à reparaître, les attournés envoyèrent Chambet à sa découverte. Notre messager de pied, repartit donc le 16 août, et rejoignit à Château-Thierry, Guillaume de Flavy, qui le chargea d’y recueillir l’impôt dont les habitants de cette ville venaient d’être frappés dans l’intérêt de Compiègne.
Tous ces détails peuvent sembler superflus et même puérils aujourd’hui où nous disposons de moyens de communications si nombreux et si rapides ; mais il nous a paru intéressant de les consigner comme une peinture fidèle des mœurs du temps et surtout de la façon dont se suivait un siège au xv e siècle *.