‹ La prise de la BastilleChapitre 24 sur 73 · Dussaulx, Œuvre des sept jours, p. 271 (éd. 1S · texte numérisé non relu

Dussaulx, Œuvre des sept jours, p. 271 (éd. 1S

enfants de troupe. Le seul changement qu'on fit aux mstitutions militaires, on le fit contre eux.

Pour bien apprécier ce mot institution de r armée, il faut savoir qu'au budget de ce temps, les officiers comptaient pour 46 millions, les soldats pour M*. Il faut savoir que Jourdan, Joubert, Kléber, qui d'abord avaient servi, quittèrent l'état militaire, comme une impasse, une carrière désespérée. Augereau était sous-officier d'infanterie. Hoche était sergent des gardes françaises, Marceau soldat; ces jeunes gens de grand cœur et de haute ambition étaient cloués là pour toujours. Hoche, qui avait vingt et un ans, n'en faisait pas moins son éducation, comme pour être général en chef : littérature, pohtique, philosophie même, il dévorait tout. Faut-il dire que ce grand homme, pour acheter quelques livres, brodait des gilets d'officiers, et les vendait dans un café M La faible paye du soldat était, sous un prétexte ou l'autre, absorbée par des retenues que des officiers, dit-on, dissipaient entre eux^

Le mouvement des gardes françaises n'était point une émeute prétorienne, un brutal mouvement de soldats. Il arrivait à l'appui des déclarations des électeurs et du peuple.

Cette troupe vraiment française, parisienne en grande partie, suivait Paris, suivait la loi, la loi vivante, l'Assemblée nationale.

Ils arrivent au Palais-Royal, salués, pressés de la

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