‹ La prise de la BastilleChapitre 25 sur 73 · Rousselin, Vie de Hoche, I · texte numérisé non relu

Rousselin, Vie de Hoche, I

3 Le seul régiment de Beauce se croyait frustré de la somme de 240,727 livres.

MOUVEMEiNT DE PARIS. 199

foule, embrassés, presque élouiïés. Le soldat, ce vrai paria de l'ancienne monarchie, si maltraité pur les nobles, est recueilli par le peuple... Et qu'est-il, sous l'uniforme, sinon lepeuple lui-même? Deux frères se sont retrouvés, le soldat, le citoyen, deux enfants d'une même mère; ils tombent dans les bras l'un de l'autre, et les larmes coulent...

La haine et l'esprit de parti ont rabaissé tout cela, défiguré ces grandes scènes, obscurci l'histoire à plaisir. On s'est attaché à telle ou telle anecdote ridicule. Digne amusement des petits esprits! On a donné à ces mouvements immenses je ne sais quelles misérables, quelles imperceptibles causes... Eh! malheureux! expliquez donc, par la paille que la vague emporte, l'agitation de l'Océan.

Non, ces mouvements furent ceux d'un peuple, vrais, sincères, immenses, unanimes; la France y prit part, Paris y prit part, tous (chacun dans sa mesure), tous agirent, ceux-ci du bras et de la voix, ceux-là de leur pensée, de leur ardent désir, du plus profond de leur cœur.

Lt que disais-je, la France ? Le monde, eût été mieux dit. Un ennemi, un envieux, un Genevois imbu de tous les préjugés anglais, ne peut s'empêcher d'avouer que, dans ce moment décisif, le monde entier regardait, qu'il observait avec une sympathie inquiète la marche de noire Révolution, qu'il sentait que la France faisait à ses risques et périls les affaires du genre humain *...

Un agronome anglais, Arthur Young, homme positif, spécial, venu ici, chose bizarre, pour étudier

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