‹ La prise de TarifaChapitre 12 sur 29 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LES MÊMES , L'ETOILE ,■ au fond.

l'étoile j à part.

Je voudrais bien savoir ce que ces deux gaillards-là ont à se dire. Je les vois toujours chuchotler ensemble.

PABULOS , bas à Conzalès.

On nous observe. C'est ce maudit chasseur arrivé depuis deux jours ici. Changeons d'entretien,

GONZaLÈS , haut.

Tu dis donc que les Français

PABULOS.

Grâce au reufort qui vient de leur arriver, lie tarderont paa

à donner Tassast et à rendre Tarifa à noire souverain. Kou5 les seconderons de tous nos effor s.

l'Étoile, s^ approchant.

Et volte ferez bied; car, triple escadron 1 si vous aviez le niallieur!....

PABULOS.

Pourquoi cette colère, signor l'Etoile? Gonzalès et moi, ne sommes-nous pas au nombre de vos alliés, des bons et loyaux Espagnols ?

l'Étoile.

C'est possible ; mais, tenez, je suis franc , moi , je ne puis rien garder sur ma conscience , et je vais vous oarîer sans détour. Yous êtes porîeurs de physionomies qui ont le talent de tue déplaire. Yctre air en-dessous, vos entreliens secrets, tout ça n'annonce rien de bon. Et puis je vous ai bien remarqués celle nuit, pendant l'attaque ^ vous étiez au poste le |ilus exposé, tous vos camarades toiubaient autour de vous comme des moucbes , et vous restiez sur pied ; vous n'avez pas brûlé une amorce pour sauver votre peau , et cependant elle n'a pas été entamée d'une ligne ; on aurait dit que la baïonnette des insurgés craignait de faire connaissance avec vos individus. Mais prenez-y garde ,.jfi vCi-'S conseille démarcher droit, je ne vous perds pas de vue, et si vous allez de travers, je me charge de vous redresser, moi.

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