SCÈNE VIII
PABULOS , GONZALÈS.
GONZ.ALtS.
La voilà donc opérée cette jonction que nous avions tant d'intérêt à empêcher ! maintenant les Français sont en force el tont est perdu.
PABULOS.
Pas encore. Lorsque nous sommes partis ^c Tarifa sous ces tléguisemcns de simples soldats , je suis convenu avec le coin ■ mandant que , si la sortie qu'il n'a effectuée que par nos conseils, venait à échouer , il enverrait de suite au camp français un parlemenlaiie chargé d'une mission quelconque , mais dont les principales instructions seraient de st* concerter avec nous sur le parti qu'il conviendrait de prendre. Cet ofhcier doit nous remettre le montant des contributions qui auront pu être levées sur les habilans de Tarifa , et avec de l'or il nous sera facile de séduire les habitaus des environs. J'ai sondé en outre les dispositions de plusieurs de nos compagnons d'armes; leur fidélité ne m'a pasparu incorruptible, ctsi nous paivenoiis à réunir mj nombre suffisant de gens déterminés , la victoire est ii nous. GONZ.\LÈS.
Et comment espères-tu ? . . .
PABULOS.
Nous marclious avec les Français jusques sous les murs do Tarifa, et au premiermoment favorable nous faisons main-basse sur nos prétendus alliés. Au môme instant toute la garnison fait une sortie adroitement combinée. Les Français, environnés d'ennemis, prennent la fuite ; et les paysans achèvent de les anéanti»'. Le siège fst levé ; le mouvement insurrectionnel, dont Tarrif^ n'est que le foyer , s'étend sur toute la péninsule et alors. .... CONZALÉS.
Je comprends.
PABULOS.
J'ai préparé ce billet que je remettrai au ])arlemenfaire et qui instruira le commandant des dispositions qu'il devra faire.