‹ La prise de TarifaChapitre 18 sur 29 · SCÈNE Xlt · texte numérisé non relu

SCÈNE Xlt

Les mêmes, CALIISOS en trompette, PEDRO en officier. ( Us sont conduits par l'Etoile. )

Approchez.

( Pedio remet ses dépêches et se tient à une certaine distance à

côlé de Calinos ^ à qui il fait des gestes menoçans.

LE COi.ONEL DU 1^'', après avoir lu.

Messieurs ,les insurgés proposent de nous rendre la place

Ils demandent qu'on leur envoie un officier pour traiter des conditions de la capitulation.

LE COMMANDANT ESPAGNOL

Des conditions ! . . . . Peul-il en exister en faveur des traîtres ! . ... Rappelez-vous , colonel , l'énormité de leur attentat : ils nous ont contraints d'abandonner le poste qui nous avait été confié , sans même avoir pu conserver notre drapeau.

LE COLONEL DU l4*.

Les Français sauront vous le rendre.

LE COMMANDANT ESPAGNOL

Quand même ces misérables se mettraient à notre discrétion , nous ne devons en épargner aucun.

LE COLONEL DU l4^ Arrêtez , monsieur ! notre devoir est de nous conduire avec modération; nous ne pouvons avoir oublié les exemples mémorables que nous ont laissés la sagesse et l'humanité de notre prince, qui met sa gloire et sou bonheur à se faire adorer des Français. LE COMMANDANT ESPAGNOL.

Ainsi donc

LE COLONEL Du \^^.

Je vais envoyer un officier à Tarifa. Que les insurgés se soumettent; qu'ils me livrent la place comme au représentant de leur monarque légitime , et j'ose leur faire espérer que bieiilôt ils ressentiront les effets de sa clémence. Ce prince est un Bourbon î c'est dire assez qu'il saura pardonner. Cependant , messieurs , je ne dois pas vous laisser ignorer que je regarde cette mission comme très-périlleuse : les insurgés pourraient méconnaître les droits de Ja guerre, et attenter à la liberté de celui qui aura le courage d'exécuter mes ordres. Quel officier me conseillez-vous de désigner ?

LE COMMANDANT DU GÉNIEet leCAPlTAINERAYMOND,5e/cv'fi7if. Moi! ^

LE COLONEL DU l4^

Bien! messieurs; je n'atlendais pas moins de la valeur française! ( Au commandant du génie ) ; mais , commandant, votre présence au camp est indispensable en ce moment. Capitaine Raymond, vous allez vous rendre à Tarifa. \ous connaissez mes intentions ; je sais que je puis me fier à vous du soin de les remplir.

RAYMOND

Colonel , comptez sur moi.

LE COLONEL DU l4% à PédfO.

Monsieur , je satisfais au vœu de celui qui vous commande. Jusqu'au retour de mon envoyé , vous resterez au camp. Capitaine Haymond , il n'y a pas un quart de lieue d'ici à Tarifa; je vous attends dans une heure. Un coup de canon , tiré du rempart de la ville , m'annoncera que vous en êtes sorti. La vie du parlementaire me répondra de la vôtre; vous en instruirez le commandant de la place. Allez.

{Tout le monde sort, excepté l'Etoile, Calinos , Pedro H les

Sentinelles. )

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