SCÈNE XX
CALIKOS, L'ÉTOILE.
l'étoile.
Halte I M. l'envoyé, je viens pour vous prier de vouloir bien me suivre.
Calinos.
C'est mon habitude, monsieur.
Et si vous faites la moindre résistance, nous avons dans nos carabines de quoi vous laver la tête.
CALINOS.
Ah ! vous appelez celalaver la tète! Mais savez-vous bien que si cela continue je finirai par la perdre. Et oii voulez-vous me conduire?
L'ÉTOILE
Sous les murs de Tarifa. Il ne nous reste qu'un quart d'heure, c'est juste le temps d'arriver.
CALINOS.
Ah çà ! est-ce que votre colonel tient définitivement à ce que la vie du parlementaire réponde de celle de son envoyé ?
l'Étoile.
Justement.
CALINOS.
Puisqu'il en est ainsi, je ne vous suivrai pas et je vais vous dire ce qui en est.
l'Étoile.
Allons, allons , pas de raison, ou sinon les carabines sont là.
CALINOS.
Je vous en prie , écoutez-moi.
l'Étoile.
Rien. L'heure s'avance.
CALINOS.
Le diable soit de votre heure , nous ne sommes pas à la minute^ Au nom du ciel
Prières inutiles I Partons.
( Us sortent. Les troupes défilent pour se rendre devant Tarifa.) (ie théâtre change, représente le fort Sainte-Catherine , qui
avance dans la mer. Au fond une jetée et des glacis. Sur le
devant delà scène, le rivage ).