SCÈNE XIX
L'ETOILE , CALINOS , Soldats.
Me direz-vous enfin ce que vous voulez faire de moi? l'étoile.
Il faut vous disposer
CALINOS.
A partir , tant mieux.
l'étoile.
Oui; mais je veux dire à. partir pour l'autre monde.
CALINOS.
Comment ! pour l'autre monde ?
l'Étoile.
L'heure fixée par mon colonel est écoulée, et je me vois force de vous fusiller ici même pour que, du fort Sainte-Catherine,
vos dignes araii puissent èlre témoins du sort qui attend de* traîtres »eLs que vous.
CALINOS.
Ah çà ! un moment , entendons-nous ; je crois que c'est l'inetanl , ou jamais, de vous dire toute la vérité: je ne suis nullement le parlementaire, mais tout bêtement son domestique; mon maître a été assassiné aux portes de la ville par des insurgés dont le clief m'a forcé d'endosser cet habit; vous voyez donc bien que vous ne pouvez me fusiller sans injustice et sans me porter préjudice, et reconnaisjcz en moi l'infortuné Cahnos.
Ah I c'est mon rival ! Mon pauvrr garçon , j'en suis bien fâché; mais je ne connais que le devoir j («av soldats) en jouci ( On va pour fusiller Câlinas ; on entend un coup de canon , Câlinas tombe à terre. )ATTèlczl ce signal nous annonce Je retour du capitaine Raymond.
CALINOS , ss blotissant dans un coin.
Il était temps !