‹ La prochaine guerreChapitre 18 sur 81 · Principauté de Waldeck · texte numérisé non relu

Principauté de Waldeck

24. » de Reuss (branche aînée). 316 47000 2o. » de Schaumbourg-Lippe. . 443 33000

Enfin les territoires pris à la France forment sous le nom de Pays d'Empire une province, possession soi-disant indivise de la Confédération — ainsi forcée de la défendre, en réalité possédée par la Prusse. Le roi de Prusse, chef de l'empire allemand , nomme tous les fonctionnaires d'Alsace-Lorraine et dispose du pays comme il lui plaît, sous le contrôle , peu gênant, du Reichstag ou parlement de l'empire allemand.

La province d'Alsace-Lorraine compte 14,512 kilom. et 1,532,000 hab. Avec elle la superficie de l'Empire est de 539,816 kilom. et la population de 42,727,000 hab.

Le service militaire est universel, — avec de nombreuses exceptions. Tout citoyen allemand placé dans les conditions exigées par la loi, doit passer trois ans dans l'armée active, quatre dans la réserve, et cinq dans la landwehr *. Lorsque le territoire

1. Exactement: garde du pays, garde nationale. L'analogie des noms fit croire à nos hommes politiques et militaires que la landwehr allemande ressemblait à ce qui subsistait en France sous le nom de garde nationale. On croyait aussi qu'elle formait le gros de l'armée allemande. De là le mot attribué au fameux Lebœuf : « Deux cent mille Français armés de chassepots traverseront toute l'Allemagne. Ce sera comme les soldats de Cortez en face des Mexicains! »

allemand est envahi, ou simplement lorsque les frontières sont menacées, tous les hommes valides de 17 à 42 ans sont appelés sous les armes. Cette levée en masse est désignée sous le nom de landsturm

orage du pays).

Le contingent est de 145,000 hommes. Le reste des hommes valides est dispensé de tout service en temps de paix. Il y a en outre chaque année 9 à 10,000 volontaires d'un an. Les hommes attachés aux services auxiliaires passent moins d'un an sous les drapeaux.

Sept contingents de 145,000 hommes, défalcation faite des pertes courantes, donnent 840, 000 hommes, auxquels il faut ajouter les officiers, les engagés volontaires, les volontaires d'un an, et les dispensés en temps de paix. Les cinq classes de la landwehr doivent fournir 435,000 hommes. L'effectif de l'armée allemande sur le pied de paix est de 421,000 hommes. La gendarmerie n'est pas comprise dans ce chiffre.

Le souvenir de ses prodigieuses victoires n'a pas endormi l'Allemagne sur ses lauriers. Bien au contraire. Un nouveau corps, le xve, a été formé, le xmc et le xive ont été renforcés de plusieurs régiments. On a perfectionné l'armement, bâti des forteresses nouvelles, et augmenté les défenses des anciennes, amélioré les services auxiliaires qui pourtant laissaient peu à désirer, subordonné plus étroitement au ministère central de Berlin les administrations militaires des petits Etats ; on travaille sans relâché à constituer tous les corps sur le modèle prussien,

et à complètement unifier l'armée. Vraiment, si Ton compare cette activité à ce qui s'est passé chez nous, on ne se douterait guère qu'ils sont les vainqueurs, eux, et nous, les vaincus.

Aujourd'hui l'armée allemande comprend quatre sortes de troupes :

L'armée aclive,

La laniwehr,

Les troupes de dépôt,

Les troupes de réserve.

ARMÉE ACTIVE

INFANTERIE

L'infanterie de l'armée active comprend :

9 régiments de la garde prussienne.

123 » numérotés de 1 à 96 et de 100 à

126; les régiments n03 97, 98 et 99 sont encore à former.

18 régiments bavarois numérotés de 1 à 17. Plus un régiment de la garde.

Total... 150 régiments.

Quelques-uns de ces régiments sont appelés régi* ments de grenadiers ou régiments de fusiliers. Mais ils sont armés et équipés comme les autres, dont ils ne diffèrent que par quelques détails de costume.

Chaque régiment est à trois bataillons : un seul, le 116% n'en a que deux, et en aura trois plus tard

Dans les régiments autres que ceux de fusiliers, le troisième bataillon est appelé bataillon de fusiliers. Il ne diffère en rien des deux premiers.

49 bataillons de chasseurs (1 de la garde, 14 de la ligne et

4 bavarois.) 1 bataillon de tirailleurs (Schutzen) de la garde prussienne. 1 bataillon d'instruction (dissous en temps de guerre).

En tout 469 bataillons de campagne.

Chaque bataillon a 4 compagnies de 250 hommes, soient 1,000 par bataillon.

L'infanterie allemande est donc forte de

469,000 fantassins.

Le chiffre officiel est 493,058, mais dans ce nombre sont compris les non-combattants et les états-majors.

Les régiments ont pour chefs des colonels, les bataillons des majors : quelques bataillons de chasseurs et quelques bataillons de la garde ont à leur tête des lieutenants-colonels.

Outre leur numéro, les régiments ont souvent un nom. Ainsi le troisième grenadiers de la garde est appelé régiment de la reine Elisabeth. Dans la ligne les régiments sont deux fois numérotés, une fois par rapport à l'arme tout entière, une fois par rapport à la province où ils sont levés. Le régiment n° 53 est le 5 e westphalien. Parfois ils ajoutent un nom à ces deux numéros. Le régiment n° 2 est le lorpoméranien,et porte le nom de : Grenadiers du roi Frédéric-Guillaume IV.

CAVALERIE

La cavalerie comprend :

10 régiments de cuirassiers prussiens.

de grosse cavalerie (Saxons et Bavarois).

de dragons.

de chevau-légers (tous Bavarois).

de lanciers (hulans).

de hussards.

Chaque régiment a cinq escadrons dont un de dépôt, cela donne 372 escadrons de campagne à 1 50 hommes par escadron : 55,800 cavaliers*

61,958 avec les non-combattants.

L'artillerie comprend*

Artillerie de campagne :

14 régiments à 2 sections de 3 batteries montées et 1 section

de 3 batteries à cheval.

i régiment à 2 sections de 4 batteries montées et 1 section de 2 batteries à cheval.

18 régiments à 2 sections de 4 batteries montées» 1 » à 2 » de 3 » »

1 régiment à 1 » de 4 » » et 1 Sec-

tion à 3 batteries montées et 1 batterie à cheval. 1 régiment à \ section de 3 batteries montées et 1 section de 2 batteries montées et 1 à cheval.

Soient 36 régiments d'artillerie de campagne , comprenant 300 batteries dont 46 à cheval et 254 montées»

Chaque batterie est à 4 pièces en temps de paix, à 6 en temps de guerre ; 4 ou S batteries à cheval ont seules, en tout temps, 6 pièces attelées.

En admettant, comme il est convenu, 150 hommes par batterie, on arrive au total de 45,000 artilleurs. Le chiffre officiel est 80,206; mais on sait que dans l'artillerie le nombre des non-combattants attachés au transport des munitions et du matériel (caissons, affûts de rechange, pièces de parc, etc.) est toujours très considérable.

Quatre batteries montées sont, comme dans l'armée française, attachées à chaque division. Cela fait que chaque régiment de trois bataillons est accompagné d'une batterie de 6 pièces, soient 2 par bataillon. L'infanterie allemande a besoin d'être toujours appuyée par du canon.

L'artillerie à pied comprend 13 régiments à 2 bataillons, et 3 bataillons détachés, total 29 bataillons.

Chaque bataillon a 4 compagnies d'environ 200 hommes, soient 116 compagnies,, 23,200 hommes.

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