Aux colonies
galerie des plans-reliefs, où se conservent les plans des places fortes, et les relevés de terrain exécutés par sa brigade topographique.
Le temps n'est plus, s'il a jamais existé, où les guerriers combattaient sans autres vêtements qu'un bouclier ou une peau de panthère ; il faut aujourd'hui bien d'autres choses pour protéger, contre les intempéries de l'air ou les cailloux des routes, nos membres — sans doute efféminés.
En campagne on couche par terre, en garnison dans des lits ; puis il faut des sacs, des cartouchières, des ceinturons, des ustensiles pour préparer la nourriture : tout cela relève du service d* habillement et de campement, surveillé par 80 officiers ou employés (plus 10 de réserve).
La fabrication et l'achat de certains produits d'alimentation emploient 360 officiers ou sous-officiers, plus 90 en réserve.
Tout cela concerne le soldat bien portant. Mais il faut s'occuper de lui quand il est blessé, quand iJ est malade, car le froid, la fatigue et les privations font plus de victimes encore que le fer et le feu. « Un médecin vaut deux guerriers, disent les poèmes homériques, carilcalmeles sombres douleurs. » Leservice médical emploie 1, ISO médecins ou chirurgiens, (plus 800 de réserve) — et 160 pharmaciens. U administration des hôpitaux absorbe 4i0 employés, dont 110 de réserve, et 25 sections d 'infirmiers militaires, environ 6,000 hommes. Enfin, comme il faut aussi soigner les pauvres chevaux malades ou
blessés, 700 vétérinaires, dont 300 de réserve, sont affectés au service de l'armée.
Ces services relèvent plus ou moins d'un corps puissant, fort attaqué, Y Intendance. Les intendants de différentes classes sont au nombre de 300. En temps de paix ils emploient dans leurs bureaux 700 personnes ; plus 25 sections d ouvriers d administration ou de commis aux écritures, qui comprennent 7,000 hommes et noircissent des montagnes de papiers.
Tout, quand il s'agit des besoins d'une grande armée, prend en effet des proportions considérables. Qu'on songe à ce qu'un million d'hommes et deux cent mille chevaux consomment de vivres en un seul jour, à ce que trois cent mille combattants usent de munitions dans une seule bataille. On.a beau charger — disons même surcharger — les soldats, ils ne peuvent porter tout cela. Les munitions sont transportées par les soldats du train d'artillerie : 87 compagnies qui, en cas de besoin, peuvent être portées à 114. Pour le transport des vivres, des habillements, des blessés, des malades, il y a le train des équipages militaires : 20 escadrons à 3 compagnies, numérotées 1, 3, S, et pouvant, en cas de besoin , se doubler par la création des compagnies portant les n°s pairs 2, 4, 6. Le service des transports peut donc occuper 114 compagnies pour l'artillerie, 120 pour les équipages militaires, plus 4 compagnies de sapeurs -conducteurs attachées au génie, et 12 compagnies affectées spécialement au service de l'Algérie ; c'est environ
G TEK
14,000 hommes et 10,000 chevaux, sur le pied de paix.
La discipline dans une armée ne se maintient pas seulement par des moyens moraux. Le soldat qui manque à ses devoirs tombe, pour les fautes graves, sous le coup de la justice militaire. Il existe 36 ils de guerre de premier degré et 4 conseils
de revision, sortes de cours d'appel. G ateliers de condamnés aux travaux publics, fi pénitenciers et 43 prisons militaires recueillent ceux des condamnes qui ne sont pas envoyés dans les zéphyrs ou dans les compagnies de discipline. Plus de 300 personnes sont employées à faire exécuter les arrêts des conseils de guerre.
Pour diriger tous ces services, comme pour commander l'armée, il faut des hommes dont L'éducation militaire ne peut se faire en trois ni même en cinq ans. Pour former - s chefs, l'armée a des écoles assez nombreuses :
Le Prvtanée de La Flèche, où entrent les tils de militaires :
L'Ecole de Saint-Cyr. d'où sortent les offiei< d'infanterie et de cavalerie ;
L'Ecole polytechnique, qui fournit la plupart d< officiers de l'artillerie et du erénie :
L'Ecole de Saumur, où les officiers de cavalerie vont se perfectionner dans l'équitation ;
L'Ecole de Fontainebleau — de Metz jadis ! — où les officiers sortis de l'École polytechnique vont apprendre les secrets du métier;
L'Ecole supérieure delà guerre ,récemmentfondée .
LA PROCHAINE GUERRE oO
et dans laquelle des officiers choisis au concours reçoivent un enseignement militaire supérieur ;
Quatre écoles régimentaires du génie, et dix-neuf d'artillerie ;
Une école d'application pour la fabrication des poudres et salpêtres (pyrotechnie) ;
Une école de médecine et de pharmacie militaire, à Paris, au Val-de-Grâce ;
Une école d'administration, à Vincennes ;
Un gymnase militaire à Joinville-le-Pont ;
Quatre écoles de tir, dont une en xllgérie ;
Une école de sous-officiers, jadis au camp d'Avord. On avait projeté d'en établir une par corps d'armée, on s'est borné à une seule et, parait-il, elle n'a pas donné de bien bons résultats ;
Une école pour les enfants de troupe qui donnent des espérances, à Rambouillet.
Toutes ces écoles contiennent — y compris le^ élèves — environ 6,000 personnes soumises à la loi militaire.
L'administration de l'Algérie emploie 83 officiers {bureaux arabes) et 75 interprètes militaires.
Le recrutement et la mobilisation de toutes ces forces s'exécutent par l'intermédiaire de 20 directions, qui emploient 2,000 secrétaires d% état-major répartis en 20 sections.
Huit sections techniques d'ouvriers de chemin de fer, et 300 employés au service télégraphique, organisés sous la direction d'une commission supérieure, assureront les moyens de mobiliser ces masses d'hommes, de chevaux et de matériel.
Le nombre de ces non-combattants est de 30,000 environ, en temps de paix. En temps de guerre il est bien plus considérable. Quelques-uns des services éiiumérés (états-majors, écoles, etc.) n'augmentent pas leurs effectifs : d'autres, par exemple le corps des chirurgiens ou les compagnies d'ouvriers, s'accroissent de 30 à 80 p. 100 : certains, comme les équipages militaires, les sections d'infirmiers, etc., sont plus que doublés. Le nombre total des non-combattants est ainsi porté à 73 ou 80,000 hommes.
A côté de ces non-combattants, il en est d'autres qui ne sont pas comptés. Chaque officier a droit, pour son service personnel, à un soldat d'ordonnance; les officiers montés en ont plus d'un : l'étatmajor des bataillons, des régiments, des brigades, des divisions et des corps d'armée, occupe encore bon nombre d'hommes « détachés » . Une compagnie d'infanterie compte 4 officiers ; un bataillon, 18 (ceux de chasseurs 20); un régiment, 79, avec les chirurgiens ; c'est-à-dire environ 630 pour l'infanterie d'un corps d'armée. La cavalerie en compte 90, avec les médecins et les vétérinaires; l'artillerie, près de 80; le génie, une vingtaine ; le train et les équipages, une trentaine ; les états-majors, 33 à 40 : soient 900 à 910 par corps d'armée. Pour 20 corps d'opération, 18 à 19,000, et 21 à 22,000 avec la cavalerie de réserve et les services administratifs. Plus de 30,000 hommes sont détachés comme « ordonnances » pour le service de ces 22,000 officiers, et ce n'est pas trop. En outre, bien des hommes sont employés comme boulangers, bouchers, cuisiniers, et tous ces soldats, au
nombre de près de 40,000, ne sont pas toujours présents sur le champ de bataille.
Après les non-combattants viennent les nonvaleurs. Il y en a de deux catégories. L'une comprend des hommes qui ne rendent plus de services, l'autre des hommes qui n'en ont jamais rendu, qui n'en rendent pas, et qui n'en rendront jamais.
Dans la première catégorie il faut placer :
La plus grande partie des soldats formant les compagnies et les pelotons hors rang, c'est-à-dire les ouvriers : tailleurs, cordonniers, etc. En temps de paix ces hommes ne font que peu de service ; en temps de guerre il est rare qu'ils ne réussissent pas à rester au dépôt. Le corps d'armée que commandait Davoust, pendant les guerres de l'Empire, passait pour un modèle d'organisation. Chaque bataillon contenait, également répartis entre les compagnies : les boulangers, bouchers, cuisiniers, cordonniers, tailleurs, qui, aujourd'hui, sont « détachés » du nombre des combattants. Ils étaient dispensés des corvées et des gardes, mais ils étaient toujours dans les rangs à l'heure du combat. Aussi quelles troupes que les trois immortelles divisions Friant, Gudin et Morand ! Les divisionnaires de ce temps valaient mieux que les chefs d'armées du nôtre !
On a décidé en principe la suppression de Y Hôtel des Invalides. La fondation de cet hôpital militaire fut un grand progrès pour l'époque. Aujourd'hui on a d'autres moyens — et plus efficaces — de secourir le soldat mutilé. L'institution n'est plus qu'un
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prétexte à grasses sinécures. On a bien fait de la supprimer. Quand réformera-t-on la Chancellerie de la Légion d'honneur, qui compte quatre fois plus d'employés qu'il n'en est besoin? L' Etat-major des places devait être également supprimé par voie d'extinction. Il était réduit à 30 officiers : mais on en a créé un nouveau qui déjà compte aussi 30 of liciers, et qui, l'on peut en être sûr, ne manquera pas de s'accroître. Il y a là des places à donner !
Les enfants de troupe, au nombre de 6,000, n'augmentent pas beaucoup la force de l'armée. L'éducation qu'ils reçoivent au corps de garde n'en fait pas souvent de brillants sujets. Pour eux, pour l'armée et pour la société, il vaudrait mieux les élever tout autre part.
Les généraux placés sur la liste dite de réserve sont encore des non-valeurs dont on pourrait soulager l'armée. On les appelle en cas de pressant besoin ; c'est-à-dire quand manquent les autres généraux. Or, cela n'arrive qu'après de grands désastres, quand il y a de grandes fautes à réparer, de grands efforts à faire. Et c'est alors qu'on va chercher des hommes que l'âge ou l'état de leur santé a forcés à se retirer du service actif. Napoléon blâme sévèrement ces rappels de podagres « qu'on ne doit sous aucun prétexte remettre en activité ». Rarement on obtient de bons résultats, et si le général d'Aurelles de Paladines a rendu des services, MM» Bressolles, Chabaud-Latour, Ghangarnier, Reyau, Ulrich, Yinoy, n'ont pas ajouté, — tant s'en faut, — à la gloire militaire de notre pays.
Parmi les non-valeurs absolument inutilisables, il faut placer les aumôniers militaires, au nombre de 104. En temps de paix le soldat trouve toujours, dans la ville même où il tient garnison, des ministres du culte catholique, seul culte représenté dans l'aumônerie militaire. En campagne 104 aumôniers pour une armée qui, avec les non-combattants, comptera plus de sept cent mille hommes, cela donne, pour près de 7,000 soldats, un aumônier ! quel service efficace peut-il faire? de quelle façon peut-il exercer son ministère vis-à^-vis des 7,000 ouailles qui forment son immense troupeau?
Après tout il ne s'agit que de 104 hommes, coûtant moins de 400,000 francs, et c'est bien peu de chose auprès des milliers d'hommes inutilisés et des millions de francs dévorés parles musiques militaires.
Chaque régiment d'infanterie a 41 musiciens. Il y a 144 régiments de ligne, 4 de zouaves, 3 de turcos, et un régiment étranger; total : 152 régiments et 6,232 musiciens. Chaque bataillon de chasseurs a une fanfare de 17 hommes, ce qui fait pour les 30 bataillons de chasseurs 510 hommes, qui, ajoutés aux 0,232 musiciens de la ligne, font 6,742. Chaque école d'artillerie est ornée de 40 musiciens ! il y a 19 écoles, cela fait 760 musiciens; total général : 7,502. Les tambours, les clairons et les trompettes n'ont, — il ne faut pas l'oublier, — rien de commun avec ce qu'on appelle la « musique militaire » et ne sont pas compris dans ce nombre. D'ailleurs ils sont utiles et l'on ne peut les regarder comme des nonvaleurs.
6i LA PROCHAINE GUERRE
Mais, dit-on, en campagne les musiciens remplissent le rôle de brancardiers et d'infirmiers. Il faut des infirmiers, on fait des musiciens ! Je ne sais trop ce que vaut la musique de ces infirmiers, mais je plains les blessés soignés par ces musiciens. Puis six mois suffisent à former des infirmiers, on garde les musiciens aussi longtemps que le permet la loi ; on les gardait quatre ans naguère, on les gardera trois ans désormais. L'éducation d'un musicien durera donc autant que celle de six infirmiers, et dans le temps consacré à dresser 7,302 musiciens, on formerait 45,012 infirmiers, plus qu'il n'en faudrait pour soigner toute l'armée française si elle tombait subitement malade. Ce n'est pas tout : Finutile coûtant partout et toujours beaucoup plus que l'indispensable, ces 7,302 inutiles chargent horriblement un budget déjà surchargé. Les simples musiciens ont le grade de sous-officiers, ils ont une haute paye, leur uniforme est un peu plus luxueux que celui des simples fusiliers, et leurs instruments coûtent sensiblement plus cher que ceux qu'on met aux mains des infirmiers. On peut sans exagération affirmer que les 7,300 musiciens coûtent autant que 13 ou 14,000 combattants. 13,000 hommes répartis entre les 144 régiments de ligne augmenteraient de 3 ou 6 hommes l'effectif de chaque compagnie de ligne dont la faiblesse est une cause sérieuse d'inquiétude pour tous ceux qui prennent intérêt à la défense du pays. Niel, le seul homme de guerre que l'armée française ait produit de 1815 à 1870, avait supprimé les musiques de cavalerie et d'artil-
lerie. Faidherbe, dans son projet de réorganisation militaire, proposait de supprimer purement et simplement toutes les musiques. Nous n'en sommes pas là, car on a doté les écoles d'artillerie de 760 musiciens, qui, n'allant jamais à la guerre, ne peuvent même pas comme les autres être imposés aux contribuables à titre de garde-malades éventuels. Pour quiconque a pris part' à une bataille moderne, le rôle musical de la musique militaire est fini. Sa seule utilité maintenant est de charmer les repas des états-majors et d'amuser les oisifs sur les places. Si le public — qui paye — trouve cela bon, il n'y a rien à dire, seulement il faut qu'il sache le prix de ces mélodieuses distractions.
Mais la musique existe dans l'armée allemande, mais toutes les armées européennes en sont pourvues. Sans doute. La musique est comme les galons et les panaches un des colifichets dont on aimait à parer le carnage alors que c'était un passe-temps de gentilhomme. Aujourd'hui la guerre est une chose plus sérieuse, et le citoyen qui se bat pour la patrie n'éprouve pas le besoin de mourir en musique.
Les musiques militaires sont une superfétation nuisible à l'armée, coûteuse au pays. En faveur de leur maintien il n'existe pas une raison valable. On peut donc hardiment affirmer qu'on ne les supprimera pas de longtemps. Heureux encore si on ne les augmente point !
MARINE
En 1870, alors que la France n'avait plus d'armée, la marine fournit des officiers instruits, d'habiles canonniers, des fantassins solides qui formèrent les meilleurs éléments de nos armées improvisées. Mais son rôle maritime fut presque nul ; elle n'eut qu'à bloquer les côtes de l'Allemagne, et même le blocus fut restreint à celles de la mer du Nord quand la glace vint fermer les ports de la Baltique. Durant la prochaine guerre il lui faudra reprendre la même tâche, rendue plus difficile cette fois par l'accroissement considérable de la marine allemande. Comme les ports allemands sont presque tous situés au fond de baies ou sur des estuaires, ils n'ont pas grand'chose à craindre des flottes ennemies. Les gros navires ne peuvent s'approcher de ces côtes basses qui s'enfoncent sous les flots par des pentes insensibles. Il faudrait là une flotille de bâtiments à faible tirant d'eau, pour escorter et transporter un corps de débarquement. Si la guerre traîne en longueur et si la fortune ne nous est pas trop contraire sur les champs de bataille, l'interruption prolongée de son énorme commerce maritime pèsera certainement sur les résolutions du peuple allemand.
La marine française au 1er janvier 1880, comprenait :
24 cuirassés de lre classe, portant 340 canons. 13 » de 2e » 130 »
12 » garde-côtes » 20 »
13 canonnières cuirassées portant 51 » Total. . . 62 cuirassés armés de, o4T »
Il y a en outre 53 croiseurs; frégates ou corvettes à vapeur.
46 avisos . . . , »
13 bateaux à torpilles »
Soient ... 109 navires de combat non cuirassés. Plus .... 37 transports à vapeur.
En tout 204 navires utilisables. 60 bâtiments à voiles peuvent fournir d'excellent bois de chauffage.
Pour monter sa flotte la France dispose de 2,700 officiers et de 46,300 hommes. Le génie maritime, les ingénieurs hydrographes, le commissariat et divers autres corps auxiliaires comptent 1,600 hommes; total : 49,800 hommes.
Outre les équipages de la flotte, le ministre de la marine a sous ses ordres un corps d'infanterie et un corps d'artillerie de marine, forts ensemble de 20,300 hommes sur le pied de la paix. Ces troupes, qui fournissent des garnisons aux colonies et des bataillons auxiliaires à l'armée, ont été déjà comptées en partie dans l'armée d'opération. Il est d'ailleurs question de les faire passer sous les ordres du ministère de la guerre. •
Par l'importance de son matériel et le nombre de ses équipages, la marine française est la seconde de l'Europe. Mais il faut songer que depuis Navarin (1827) elle n'a pas vu de combat naval. Les marines allemande, autrichienne, danoise, italienne, ont subi cette épreuve qui manque encore à notre marine cuirassée. Dans la dernière guerre, une seule rencontre sérieuse eut lieu au large de la Havane, entre une canonnière allemande et une canonnière française.
Si mes renseignements sont exacts, l'issue de ce duel ne fut pas du tout à l'avantage du navire français. Sans doute on ne doit rien conclure d'un fait unique, mais il faut avouer qu'on ne peut non plus rien dire de certain sur la valeur exacte de notre marine avant qu'elle ait pris part à un grand engagement naval.
En résumé la France pourrait mettre sur pied :
Armée active de première ligne . ..... 650000 hommes.
Batteries à pied, génie et pontonniers non employés dans les armées d'opération, compagnies actives de douaniers et de forestiers 20000 »
Gendarmerie, garde républicaine 26000 »
Douaniers et forestiers, — portions sédentaires '. 21000 »
Dépôts de l'armée active 195000 »
Troupes en Algérie, avec dépôts, gendarmes et douaniers 24000 »
Colonies 13000 »
Non-combattants 80000 »
Non-valeurs, — musiciens, partie des compagnies et des pelotons horsrang. . . . 12000 »
Équipages de la flotte et services de la marine 50000 »
Total .... 1091000
L'armée territoriale quand elle existera, si jamais elle existe, présentera les effectifs probables suivants :
Combattants 330000 hommes.
Dépôts 72000 »
Services auxiliaires 30000 >>
Algérie 8000 »
Colonies, — en jugeant d'après l'Algérie 20000 »
Total ■ 460000
C'est-à-dire 1,851,000 hommes, dont un million de combattants à lancer hors des frontières.