‹ La prochaine guerreChapitre 53 sur 81 · MILICE MOBILE · texte numérisé non relu

MILICE MOBILE

129 bataillons d'infanterie de ligne / , , 2t - de bersagliers j a i compagnies.

32 batteries de campagne 20 — de forteresse ; 10 compagnies du génie; 10 — du train;

1 escadron de cavalerie.

Les corps doivent avoir les mêmes effectifs que dans la ligne, mais on sait que lorsqu'il s'agit de landwehr il faut s'attendre à de grands déchets sur les estimations officielles. En admettant ISO hommes par batterie et par compagnie du génie et 500 par bataillon on aura les effectifs suivants :

Infanterie 75,000

Génie 1,500

Artillerie 7,800

Cavalerie 150

Il est au moins douteux que les 32 batteries de campagne puissent être attelées au début d'une guerre; c'est donc environ 75,000 hommes que l'Italie pourrait tout d'abord ajouter à son armée active, ce qui porte ses forces offensives h :

315,000 hommes et 600 canons

Comme troupes de seconde ligne, il resterait :

L'artillerie à pied 9,000

L'artillerie de la milice mobile. ...... 7,800

Les carabiniers (gendarmes) 20,200

Les douaniers qui vont être réorganisés

en vue d'un service militaire. . . . 18,000

55,000 Plus les dépôts, et la milice territoriale, qui compte 400,000 hommes.

Cette milice renferme un grand nombre d'hommes ayant passé plusieurs années sous les drapeaux, et serait un important élément de défense. Elle pourrait garnir les places fortes, et sur un sol aussi tourmenté que celui de l'Italie causer de très sérieux embarras à des envahisseurs.

Ce que vaut cette armée, il est impossible de le dire au juste à n'en juger que par un passé récent. Depuis vingt ans la société italienne a subi de profondes transformations dont le contre-coup s'est fait certainement sentir dans l'armée. L'Italien est assez intelligent pour devenir un excellent officier ; les armes savantes ont bonne réputation ; le corps des sous-officiers, pour lesquels existent de nombreuses écoles, est peut-être le meilleur de l'Europe. Quant aux soldats, ils sont très sobres et très bons marcheurs : sous le premier Empire, les contingents italiens ont honorablement figuré dans la grande armée , et l'Italie fut le berceau des légions romaines. Quant aux généraux, César, le prince Eugène et Napoléon peuvent supporter la comparaison avec d'autres.

Ajoutons que l'Italie est presque le seul Etat de l'Europe, et en tout cas la seule grande puissance, qui puisse employer son armée tout entière à l'extérieur, sans avoir rien à en distraire pour garder des colonies et contenir des provinces conquises.

MARINE

Grâce à l'immense développement de ses côtes, l'Italie doit nécessairement devenir une grande

puissance maritime. L'état de ses finances ne le lui a pas permis jusqu'à présent. Mais elle peut attendre, car elle possède ce qui forme la vraie base d'une bonne marine, un peuple nombreux de marins. Après l'Angleterre, elle est même la nation qui a le plus de matelots. Nouvelle venue sur la scène, elle profite des longs tâtonnement des autres, et si ses navires sont peu nombreux, ils sont construits sur les types les plus récents. Quelques-uns, comme le Oitilio, portent les plus grosses pièces d'artillerie connues. Voici l'état de sa flotte en 1879 :

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