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iC^O LA PRODUCTION AGRICOLE ET FORESTIÈRE
Les exportations de rhum et tafia sont donc très importantes. Pour 1898 la France en a reçu de la Guadeloupe 1.306.300 litres sur une importation totale de 11.424.000 litres.
Martinique. — La culture de la canne, importée par des Hollandais chassés du Brésil, ne commença que vers 1654. Depuis le commencement du siècle actuel jusque vers 1890 cette culture s'étendait tous les ans.
1867 19.263 hectares
Mais, en 1895, cette superficie redescendait à 20.116 hectares, sur 38.702 hectares cultivés et sur une superficie totale de 98.527 hectares. A l'heure actuelle les cultures de canne représentent donc encore plus du cinquième de la surface de l'île. Elles sont réparties en 1148 exploitations et occupent27.127 travailleurs.
Fait curieux, les exportations de sucre de la Martinique ont suivi la même marche générale que celles de la Guadeloupe et il suffit, pour s'en convaincre, de comparer le diagramme cicontre à celui qui a été dressé pour la Guadeloupe.
Il ne serait donc pas très justifié d'attribuer ces oscillations des exportations à des causes particulières et nous pensons qu'il convient d'en rechercher la loi dans les causes purement économiques. Si à la Martinique comme à la Guadeloupe les exploitations se sont abaissées vers 1849 et 1850, c'est que l'émancipation des noirs, en 1848, apporta une perturbation profonde dans les conditions de l'agriculture coloniale. Plus tard, la loi du 13 juin 1851 et les modifications qui y furent apportées par le décret du 27 mars 1852 et par ceux des 20 décembre 1854 et 24 décembre 1855, consacrèrent un état de choses dans lequel les sucres coloniaux ne se trouvaient plus suffisamment
protégés vis-à-vis des sucres étrangers et des sucres indigènes. C'est à ce moment que la sucrerie indigène, dont l'essor avait
Valeur des Expori«l^ne
Exportation de sucres de toutes sortes de la Martinique, depuis 1818.
été arrêté par la loi du 2 juillet 1843, entra dans la voie d'un développement rapide. C'est d'ailleurs ce que montre le tableau suivant :
Sucre indigène
livré à la consommation.
Sucres exotiques
et indigènes
livrés à la consommation
. . 28.102.000 kil.