C-«H^«AzO*^ + âH^O = C«H^AzO + 3C^H*W
Indican Indigotine Indiglucine
Si elle est très ingénieuse dans son principe, cette fabricatiiiii est encore très primitive dans ses procédés; et il serait buu d eu faire une étude attentive pour augmenter le rendement et pour livrer à l'industrie un produit plus homogène.
Le principe utilisable se trouve surtout dans les feuilles ;
Lccomte. 11'
^iïO hk PEODUGTION AGRICOLE ET FORESTIERE
maïs on ulUîsc aussi les jeunes planleset les branches. On k's traite d*abor(l par Teau dausdescuveset ou ajoute quelquefois uu peu de chaux ou d'amraoïiîaque. Une macération de 9 à 12 heures provoque une sorte de fermentation; on laisse alors écouler le liquide dans une autre cuve plus profonde où rindij»:u se forme peu à peu, çrâce à Tagûtation qu on entretient dans l'eau à Taide d'une roue à palettes ou par tout autre moyen. Ou laisse ensuite reposer; puis on décante 5 le précipité obtenu est ensuite recueilli et chauffé dans des chaudrons avec de Teau pour prévenir toute fermeiUalion ultérieure qui détruirait la matière colorante. Le produit, filtré sur des tuiles, puis séché, est livré au commerce sous forme de pains.
Ce procédé est très simple ; mais il pourrait être perfectionné utilement elj par un procédé à Fammoniaque^on a réussi à aug-meuter le rendemenl dans des proportions notables.
Ccrlains indigos livrés au commerce contiennent jusqu'à 80 et même 85 0/Od indigotine alors qued'autres n'en contiennent que 20 et même 15 0/0. Des procédés chimiques spéciaux ou des essais de teinture permettent de faire l'essai des indigos et d'eu fixer la valeur commerciale^ d'après la teneur en iudigotiua.
' La propriété fondamentale de l'indigotine est de pouvoir être transformée, par réduction, en indigo blanc, soluble dans les dissolutions alcalines faibles :
2 (OH^AzO) + Hï= D' HiUz^Oâ
Iiidjgolinc Indîi^^o Ijkuic
Un tissu imniergc dans un bain l'uu tenant une dissolution alcaline d^indisfo blanc ou réduit s'imprègne de celte dissohilion et, si on vient alors à Tcxposer a Tair, Tindi^o blanc se réoxvile et forme de Tin cl i go bleu ieisolulïlt*, fixé d'une fa*;on pei'inanente sur la fibre.
DANS NOS COiONlEÇ ; , I ^^^
C'«Hi2A2î02 -f O = H*0 If 2 . (C«H»AzO)
Indigo blanc Indigo bleu
C'est là le principe de Tcmploi de l'indigo èh teinture (i). Dans la Haute-Gambie, d'après le D"" Rançon^ l'indigotier fest très commun et croît à peu près spontanément dans tout le. pays. Les feuilles sont récoltées vers la fin du mois de novembre ; après les avoir fait sécher on les laisse macérer pendant plusieurs heures dans trois fois leur poids d'eàu eh y ajôutiaïit une petite quantité de cendres; on laisse reposer puis on décante ; le produit obtenu est pétri en pains coniques^ qu'on expose au soleil, et qui se vendent de 4 à 6 franci? le kilogramme dans tout le Soudan. Cet indigo dojme «ne couleur violacée tout à fait caractéristique mais qui passe assez rapidement. D'aprèsM. Rançon les indigènes emploient, pour fixer la matière colorante, les cendres d'un arbre commun dans toute la région, le rhatt {Combretum glutinosum G. et Perr.). II ne se fait pas d'exportation de nos colonies de la Côte occidentale d^ Afrique.
La production de l'indigo se trouve surtout concentiîée dans les Indes anglaises et la province de Madras ne comptait pas moins de 267,000 acres d'indigo en 1870. C'est ce que montre le tableau suivant :
(1) Le professeur Bayer a trouvé, en 1880, un mode de production artificielle de rindigotine. C*est Facide orthonitroplénylpropiolique qui, par réduction, se transforme en indigotîne.
î [C?H5 (AzOî) 02]H-2H» = Ci6Hi0Az8Ô8rt-?CO2,-|-2H2O.
On effectue cette réaction sur le tissu par l'emploi d'agents réducteurs tels que le gl^icose ou le xanthale de sodium. Mais ce produit présente plus d'intérêt au point de vue théorique qu'au point de vue pratiqua car son prix de revient est plus élevé que celui de Tindigo naturel et son emploi ne peut, de ce fait, se généraliser.
172 LA PRODUCTION AGRICOLE ET FORESTltRK
4870 4878-79 48Ht*4m 18!^l-ifâ *8îM*-U7
acres. — —
Beagale - 6Î9,7()0 im,mn
Provinces du N.^. — — 349/>tîi 401,085 4ia,7âi
Tanjab — 93,527 174.4t>i! Il0.4m> injlùi
Madras 267,000 161,944 447,343 527,081 454,74S
Autrus pronoce.*4 V ? ? *^ "^
Total - 277,793 977,4Xi 1,705,977 1,583,808
Les exportations ont atteint 187,337 quintaux anj^lais pour 189^)^96, 169,^23 pour Tannée 1896-97 et 133,849 âeulemenl pour 1897-98,
Au Japon, la production a été de 736,000 kilos eu Î890 et de 622,000 en 189S, d'après Semler ; d'autre part^ le Mercure tndien domie les chiffres suivants (années du l*^" juillet au 30 juin).
ivres d'Amslcrdaiii
Aux Phîiip[iines l'indigo est aussi cultivé; mais les exporlulifuis ne dépassent pas 150,000 kilos par an (2378 paquets eu 1897 et 326 seulement en 1898). On le produit encore au Siam (500 à 600 piculs), en Chine, au Japon (ces deux pays iin[>ortoiit de Pindigo), à Natal, à la Nouvel le- Grenade, au Veuczu<*la (80,000 kilos), au Costa- Rica et au Nicaragua, au rtuatémala {2,000,000 kilos), à San-Salvador (500,000 kilos), ;ui Mexique (2,000,000 kilos), etc.
Les statistiques coloniales françaises ne signalent des exportnlions d' indiiro que pour les pays suivants :
. , ( 1896. . -24,415 kilo.^ ^"^^^ ' 1897. . 3,595 -
, , ^^. ( 1896. . 8,118 kilos.
Mais il est juste d'ajouter que depuis 1889 la Martinique exporte quelque peu d'indigo, car des cultures ont été entreprises dans cette colonie par les soins de M. Thierry, ancien directeur du Jardin botanique de Saint-Pierre.