DAHOMEY
Le Dahomey possède d*importantes forêts de palmiers à huile; mais, jusqu'à ce jour, les cultures y sont très restreintes.
Amandes de palme .... IH,01H,3i3 kil.
Huile de palme (1,05:2, IHI —
Arachides (Î2,92f> —
Noix de coco 248,082 —
Noix de cola ^2\)jm —
Café iiS —
Caoutchouc iil,7i9 —
La production des amandes de palme et d'huile de palme est une spécialité du Dahomey et c'estle commerce de ces deiuéen qui alimente depuis longtemps les comptoirs de la côte. Mais, comme on peut le voir parle tableau ci-dessus, les exporlRlîotis de noix de coco et de noix de cola prennent uu\* certaine importance et ne peuvent que s'accroître dans Tavenir. Il en est dei mêmedu caoutchouc; malheureusement, jusqu'ici, la colonie paraît avoir négligé cette production, si prospère dans les colonies voisines.
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Caoutchouc. — Les lianes du genre LaniMphia ne paraissent pas très abondantes au Dahomey; cependant on en connaît deux qui fournissent du caoutchouc, mais qu'une exploitation
imprudente a failli détruire. Il existe en outre un assez grand nombre d'arbres de la famille des Apocynées et des Ficus qui pourront être exploités avantageusement. Ajoutons que des plantations de Ceara {Manihol Glaziovii) ont été entreprises dans ces dernières années par le syndicat des planteurs de Ouidah. Les exportations de caoutchouc, nulles il y a quelques années, sont encore très faibles, comme le fait voir le tableau ci-dessus.
Cultures diverses. — Des essais de culture ont été entrepris très récemment. Pour le cacao, les essais poursuivis à Porto- Novo ont déjà donné des résultats satisfaisants et il est probable qu'il en sera de même à Ouidah. La vanille vient d'être introduite et on ne peut encore dire si elle réussira dans la colonie. Le manioc, qui entre pour une grande part dans l'alimentation des habitants, est très répandu et il présente sur le maïs une supériorité incontestable, car les sauterelles, qui dévoraient ce dernier presque chaque année, n'attaquent pas le manioc. Bien que les exportations de coprah soient déjà assez importantes, l'exploitation n'en a pas encore été régulièrement entreprise; il existe quelques milliers de cocotiers dans le cercle de Ouidah. Le colatier, l'indigotier, le cotonnier, le ricin se rencontrent un peu partout mais ne sont l'objet d'aucune culture. En ce qui concerne le colatier il serait bon d'introduire l'espèce de Sierra-Léone, car l'espèce indigène donne des noix qui ne peuvent rivaliser avec celles de la colonie anglaise.
Terre, — Les terres à proximité de la plage ne sont guère propres qu'à la culture du cocotier. Au voisinage de la lagune les terres sont marécageuses et seuls le palmier à huile et le riz paraissent pouvoir être l'objet de cultures suivies. Enfin la terre ferme qui s'élève en pente douce vers le nord présente un sol d'argile et de sable recouvert d'une mince couche d'humus ; les cultures qu'on y rencontre actuellement sont le manioc, le
maïs, les patates, le niabé ou haricot indigène et Tarachide; ' c'est là que pourraient être entreprises, avec de grandes chances de succès, des cultures de caoutchouc, de café et de cacao.
Propriété. — Les premiers conquérants dahoméens ont, petit à petit, acquis le sol en se substituant aux anciens habitants ; plus tard, des parcelles ont été concédées à des indigènes ou à des Européens, moyennant le simple payement d'un droit d'entrée en jouissance; mais l'exploitation du sol était obligatoire sous peine de dépossession, et alors la terre revenait au roi; dans ces conditions, les indigènes sont arrivés à se contenter de la culture du palmier, car la crainte perpétuelle d'une confiscation les détournait de la fondation d'établissements plus durables. Actuellement, après enquête, tout terrain réellement abandonné depuis longtemps, ou inexploité, est considéré comme appartenant au domaine local et il peut, à ce titre, être concédé à toute personne susceptible de le mettre en valeur.
Main-d'œuvre. -^ La population est assez dense, mais l'indigène est paresseux et versatile ; il n'a jamais eu l'habitude de travailler par instinct et par devoir ; ce n'est que contraint par la force qu'il s'y décidait ; il est bien difficile d'en obtenir un travail régulier ; mais, peu à peu, on espère y arriver. Le travailleur est payé 10 à 15 fr. par mois, plus une parcelle de terrain ou une petite part dans les récoltes de plantes alimentaires.