‹ La production du coton en EgypteChapitre 24 sur 76 · redd · texte numérisé non relu

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Le Mit'Afïfi continue donc à être cultivé en Egypte, dans des proportions incomparablement supérieures k toute autre espèce, ibalgré la vogue acquise, dans ces derniers temps, par le Yoannovitch, qui ne vient encore qu'en troisième rang, primé par l'Ashmouni. Il y a lieu cependant de noter les progrès rapides du Yoannovitch, dont la superficie passe, en une année, de SUÀSo à 1&6.3S7 feddans. Quant à l'Ashmouni, il reste, par

excellence, la qualité de la Haute-Egypte et du Fayoum, où le Mît-Afi& et le Yoannovitch réussissent seuls. On voit aussi à quel petit nombre de variétés maîtresses se réduit, lorsqu'on regarde les surfaces occupées par chacune d'elles, cette multiplicité d'espèces que nous avons énumérées.

Nous avons fait observer que l'origine de deux chargements de coton de même espèce créait une nouvelle dîlTérence dans leur qualité. Le Mit- Afifi Gbarbieh et le Mil-Afiii Menoufieh ne sont pas appréciés et vendus indifféremment nî à la même valeur. L'acheteur, et par conséquent le négociant préfèrent le produit de telle province comme étant de meilleure qualité ; le cultivateur préfère la semence originaire de telle province, parce que ses produits sont plus appréciés. A quelles causes tiennent ces différences, sensibles seulement pour des connaisseurs très délicats? La question est presque insoluble. On croit d'abord que c'est le terrain qui en est la cause : et sans doute il est de règle qu'un terrain pauvre ne rend qu'un coton de mauvaise qualité, tandis qu'un terrain riche donne une qualité supérieure, mais, dans la Haute-Egypte, il y a des terres bien plus riches que celtes de la Basse-Egypte, et qui rendent, il est vrai, une plus grande quantité de coton, mais la qualité de la soie est toujours très inférieure h celle d'un coton originaire des localités privilégiées de la Basse-Egypte, et généralement de tout coton produit entre te Caire et Alexandrie. C'est qu'il intervient une foule d'autres causes, dont quelques-unes ressortent des conditions de climat que nous avons décrites, et dont les autres ressortiront des renseignements que nous donnerons sur les irrigations et les conditions morales de la culture. Des expériences ont été effectuées, à la station botanique de Zagazig, afin de découvrir, non pas les causes de ces différences, mais la nature de ces différences elles-mêmes. Elles ont révélé des différences dans le rendement à l'égrenage et dans le classement des produits obtenus avec des semences [lal^cawii) provenant des diverses provinces ou semées dans diverses provinces. Une première expérience consista à semer, dans des terrains de qualité moyenne de chaque Moudirieh , une semence uniforme et k observer le rendement à l'égrenage et la classe des produits obtenus. La provenance des graines n'était pas ici en question et l'on prit 73 p. 0/0 de la semence de Kafr-Zayat, 5i p. 0/0 de la semence de Zagazig, 3^ p. 0/0 de celle de Mansourah. Le tableau suivant constate les résultats obtenus avec la semence triée, composée, ainsi que nous venons de

—«.{ 207 >«— l'indiquer, avec de la semence duveteuse, et enfin avec les graines nues et

PRorincBs.

SEMKNCR TRIÉE.

SBMBHCB DCVETBUSE.

OtlALlTÈS,

QDALITÉS

(terre noire)

Gbirbieh UI, K.rr-Ziy.t

(lefrej.une)

Dahkalieh

<og

io5

io4

Fullï Bood.

Good.

Fine.

Fine.

Good.

Fully Bood r.ir.

Good exlrs.

io3 io5

Mélange ttfKui.

Hâaoge .Orm, «,ie fine.

Apparence mauvaise.

GharUebl

Heh.ll. el-Kébir

Galioubieh...

D'après ce tableau , c'est dans la province de Gharbich que la semence triée a donné les produits les plus avantageux, tant pour le rendement h l'ëgrenugc que pour le classement. Dahkalieb a donné aussi un produit excellent, d'un rendement élevé et d'une belle qualité'".

Voici un tableau qui résume une expérience analogue : avec deux ardcba de bonne ^emence Mit-Afifi de Kafr-Zayat, on a ensemencé un feddan dans les moudiriebs suivantes (voir page 908).

(le second tableau confirme la supériorité de Gbarbieb , pour la qualité des produits obtenus avec une bonne semence. Gharbieb vient en second rang pour le rendement à l'égrenage et le classement des produits. Une seconde expérience devait avoir pour but de rechercher quelle semence convient le mieux au terrain à cultiver. C'est à cette expérience que procédèrent les stations botaniques organisées, à Zagazig, par MM. Planta, et à

''' Fair, Fnlly (air, Good iâir, FuUy good fsir, gfood, Gne; id est le classemenl sur leqnd nous reviendrom ult^ieuremenl.

CharabasB, par S. E. Boghos pacha Nubar. Des parcelles de terrain de 3 feddans environ ont été ensemencées avec des Takkawi» provenant des

LOCALITÉS

haturb tm TiiiiiM.

nBBDBMEMT

BBflDBMBBT

CLASSBMSftT

IT outatiTiotts.

Gharbieh I

(ihart>ieli 11....

Terre forlc.

Terre noire.

kinKn d* SiS ml.

Fully good bon sta-

ple pins beurr.

Good.bonslaple.

Gliirbieh, Kafr-

Fine, belle »pp«-

Dibkalieit

Terre jaune.

Terre forte.

«.ignée.

Good to Une.

Ch.pkieh

Terre (rè> lourde.

Pullfsoodfair.soie moyenne, appa- «^ncefine.

Galioubieh

Tprre bonne.

B-rely good, aoie moyenne, apparence normale.

six provinces de la Basse-Ëgypie. Le tableau suivant consigne les résultais obtenus.

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