‹ La production du coton en EgypteChapitre 40 sur 76 · i.9o3.i45.(ioo · texte numérisé non relu

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Esporladon coton

Total des eiportations . . .

i.544.3ia.ooo 1.686.135.000

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Une fois la crise terminée, la proportion ne resta naturellement pas aussi inégale; un certain écfuîlibre se rétablit dans la production de l'Egypte. Mais, ainsi que nous l'avons montré, le caractère de la crise de 186g est d'avoir obtenu en Egypte des résultats définitifs : l'avance gagnée par le coton sur les autres articles d'exportation de ce pays est bien définitivement acquise. Le tableau suivant, dressé d'après la statistique de M. de Regny bey, montre la part du coton dans l'exportation générale de l'Egypte en 1869, 1870 et 1871.

EiportntioD cotoQ. 58i.438.795 607.599.149 694.968.870 EiportatioD totale. 33i.3ii.9<|3 749.o44.36i 999.531.799

Encore est-ce un produit du cotonnier, la graine de coton, qui lient le second rang parmi les autres articles; le blé, les fèves, le sucre occupent alternativement le troisième rang, avec une valeur approximative de 3&. 000. 000 de piastres. A partir de 1873, malgré la baisse des prix, l'exportation du coton continue à entrer pour une part prépondérante dans la valeur totale des marchandises exportées d'Egypte; l'accroissement des quantités exportées fut si considérable qu'il compensa l'infériorité des prix auxquels ces quantités furent vendues, et la valeur nette des exportations

de cotoD s'accrut, bien que la valeur marchaDde de ce produit diminuât en même temps de moitié.

Le tableau suivant permet de comparer la valeur des exportations de coton avec la valeur totale des marchandises exportées d'Egypte de i 88â à 1 906.

1886 7. ISO. 81 a 10.198.573

1887 7.542.567 io.964.u85

1888 6.8fl3.3ii lo.Bag.giÔ

1890 8.379.«a6 ia.oo4.35i

1895 9.463.498 la. 816. 597

1898 8.448.633 la. 070.019

1902 i3.886.4aa 18.046.939

1904 16. 70a. 733 9o.8it.84o

1906 ao. 538. 009 94.877.980

En résumé, les cbiffres de l'année i88â nous donnent une proportion de 8 à 19 millions de livres; ceui de 1906, une proportion de 90 à 9& millions; l'exportation du coton et l'exportation totale ont donc réalisé des progrès très différents qui changent complètement le rapport de l'une à l'autre. En i88i, la proportion était d'environ 67 p. 0/0; en 1906, elle est de 83 p. 0/0; elle a donc augmenté de 17 p. 0/0. Aucun chiffre n'est, croyons-nous, plus propre à donner une idée exacte de la place.

sans cesse croissante, que la culture et le commerce du coton ont pris à la vie économique de l'Egypte : 30 millions de livres sur ùli d'exportations totales, soit 83 p. 0/0. Il y a bien peu de pays dont les exportations accusent, en faveur d'un seul article, une proportion aussi écrasante. Sans doute, il faut tenir compte de ce fait que, la valeur du coton étant très supérieure à celle des autres artides, la proportion du premier au second apparaîtrait conmie moins inégale, si elle pouvait être appréciée en quantité. Il n'en reste pas moins vrai que le coton représente la presque totalité des revenus que le commerce d'exportation rapporte à l'Egypte. En présence de cette constatation, il n'est pas exagéré de dire que l'Egypte est devenue un pays de monoculture. Cette situation n'est pas sans effrayer beaucoup de gens. Ces craintes s'expliquent suffisamment par les malbeurs que la monoculture a attirés sur d'autres pays, où les bénéfices d'une culture exceptionnellement rémunératrice avaient, comme en Egypte, déterminé la population à abandonner peu à peu toutes les autres. Sans doute, la nature même du coton , article de première nécessité , et les qualités propres du coton égyptien, grâce auxquelles il fait prime sur le marcbé, sont de nature à rendre ces dangers moins menaçants pour l'Egypte. Mais le café, le sucre sont aussi des articles de première nécessité et celle condition ne les a pas garantis contre des kracbs, qui ont amené des crises terribles dans les pays assez imprudents pour en faire dépendre exclusivement leur prospérité. Aussi, beaucoup de bons esprits pensent-ils qu'il serait sage de revenir, dans une certaine mesure, aux cultures aux dépens desquelles le coton a pris ce développement excessif, telles que la canne et le blé, et d'encourager des cultures nouvelles, telles que celles des plantes potagères, qui sont susceptibles de bénéfices élevés. L'Egypte aurait tout à gagner à ne pas avoir qu'une corde à son arc.

Comment se répartissent, entre les nations industridles du giobe, les récoltes annuelles de coton égyptien? Les approvisionnements des diverses puissances d'Europe et du nouveau continent se sont modifiés depuis iSaa, selon le développement industriel et commercial de chacune d'elles, selon leur politique économique et la nature de leurs relations avec l'Egypte. Des États qui tenaient, au début, le premier rang dans l'importation du coton d'Egypte, la France, par exemple, ont passé au troisième; d'autres qui n'importaient pas une balle de ce textile, les Etats-Unis, en reçoivent

aujourd'hui des cbai^meoU importants. D^s les premières années de la production , deux nations se placèrent à la tête des autres dans le trafic du colon avec l'Egypte : ce sont l'An^eterre et la France. Pendant tout le règne de Méhémet-All, ces deux États se disputent le premier rang, généralement suivis de très près et quelquefois dépassés par un troisième, l'Autriche. Pourtant, l'approvisionnement de Marseille présente, à cette époque, plus de régularité que ceux de Liverpool et de Triesle. Bien loin, derrière ces trois ports, viennent ceui de Livourne et de Gènes; la part de la Hollande, bien qu'asseziDégale,estencore appréciable; celle de la Russie, qui a pris aujourd'hui tant d'importance, est à peu près insignifiante. Le tableau suivant, emprunté au rapport de Bowring, indique les exportations de colon d'Egypte è destination des ports d'Europe, de 1893 è iSS^.

EXPORTATIONS DU COTON D'éCYPTE (iSaa-tSSy).

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