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Les tableaux du commerce extérieur de l'Egypte donnent aussi la quotepart pour mille revenant à chaque pays dans les exportations de graines de coton et la quote-part pour mille revenant à ce produit dans le commerce général de chaque pays avec l'Egypte.
QUOTE-PART POUR HILLB REVENANT À CHAQUB PATS.
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QUOTB-PIRT POUR HILLB RBVMtnT À GBAQUI PAYS (5uite).
1892 9il,5 85,5 —
QDOTB-PIIIT POUR HIlbB RBTBNINT AUX GRIINES DE COTON DiHS LES HIRCHANDISBS E^PORT^RS IPiCYPTE BN AHULETEnRE ET ER FRANCE.
1884 ii9 174
1885 190 is6
1891 159 io3
QUOTE-Pl&T POUR MILLE nETBNiNT AUX GRAINES DE COTON DANS LES UARCHAHDISBS EIFOnTÉBS D'^GTPTE BR ANGLBTBURB ET EN FRANCE [Suite).
1897 aa& i63
!898 a4o thk
1899 171 iS3
1901 aao lai
1905 iSa 5i
1906 iùi 73
La proportion de la quantité reçue par l'Angleterre demeure écrasante, mais il faut tenir compte de l'avance énorme des exportations d'Egypte à destination de l'Angleterre, sur les exportations de ce même pays à destination de la France. Étant donné l'infériorité de notre pays sur sa rivale dans le commerce avec l'Egypte , les graines de coton sont aujourd'hui , après le coton et avant les fèves , notre principal article de retour. Cependant on n'avait pas craint, dans le tarif des douanes de 189a, de frapper les graines de coton d'un droit de fr. 7 5 par 100 kilogrammes. Ce droit menaçait d'atteindre notre commerce avec l'Egypte, en lui interdisant l'importation en France des graines de coton. nEUes forment, disait M. Charles Roux dans la séance du B mai 1891, la base du commerce que nous faisons encore avec l'Egypte. Vous les frappez d'un droit de fr. 7 5 par 100 kilos. Droit modéré, oui, si nous étions seuls, mais nous sommes avec les Anglais, à qui nous avons toutes les peines du monde à en dérober une faible partie. La récolte des graines de coton, en Egypte, varie de 3.600.000 à 3.800.000 quintaux métriques. Sur ce chiffre, quoiqu'il n'y ait pas de droit, nous n'importons que aoo.ooo à Soo.ooo quintaux, et le reste, soit 3.3oo.ooo quintaux, va en Angleterre. Après le droit, elles iront toutes en Angleterre. Est-ce en Egypte que nous devrions agir contre les intérêts de notre influence în Grâce à ces arguments, le droit fut rejeté. Interdire k nos négociants l'importation en France des graines de coton.
en grevant ce produit d'un droit qu'ils ne peuvent pas supporter, ce serait d'après le tableau que nous citions plus haut, faire perdre à notre commerce avec l'Egypte 73 p. tooo sur le total des marchandises que nous importons de ce pays, et probablement abandonner à l'Angleterre la totalité du trafic des graines de coton.
On voit que nous n'exagérions pas en disant que la découverte de l'application industrielle des graines de coton est un fait capital dans te développement de la production cotonnière de l'Egypte. Pour le cultivateur, cette découverte donne une valeur marchande à un produit qui formait autrefois un déchet équivalant aux a/3 de sa récotte; la vente de ce nouvel article lui procure un bénéfice qui diminue pour lui les frais de la culture et lui permet de supporter la baisse des prix. Pour le pays, c'est une nouvelle industrie qui nait de la culture du coton, trouve sur place sa matière première et trouvera sur place ses débouchés, dans l'alimentation des indigènes par son produit principal, t'huile; dans celle des animaux et dans l'agriculture par un de ses déchets, le tourteau; enfin dans la fabrication du savon par un autre de ses déchets. C'est surtout pour l'^ypte une nouvelle source de bénéfices dans l'exportation : le trafic des graines de colon vient au second rang dans te commerce d'exportation de l'Egypte, ne te cédant, pour la valeur annuelle, qu'au coton lui-même; c'est enfin, pour l'Angleterre et pour la France, l'objet de transactions très importantes et le second article de leurs retours d'Egypte.