‹ La Production et l'Échange au Point de vue énergétiqueChapitre 71 sur 145 · PP CU PAT UE · texte numérisé non relu

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5 des

Pour Primus:

Energie alimentaire

xain en énergie ali- Energie ali- Nù que Secundus produimentaire procuré par \ mentaire cé- rait en consacrant à à: Pri : FA 2 è Ë ;

b à Primus # dée =! « produire celle-ci, l’'é-

nergie employée par lui à produire b

Pour Secundus:

(2 bis) Énergie industrielle Le ; ë : TE N que Primus produi- Gain en énergie in- K Energie indus- an k :

Hot : Ÿ k rait, en consacrant à ustrielle procuré par dustrielle V4 k 2e A à D AR 7 produire celle-ci, l’é-

a à Secundus cédée = b É : £ nergie employée par

lui à produire «

Si ce que nous avons exposé au cours de la première partie a été bien compris et si l’on tient pour assurées les conclusions auxquelles nous sommes arrivé, en ce qui concerne l'utilité, mesurée par l’énergie physiologique acquise où économisée, nous constatons que l’on ne peut élever d’objections contre les inégalités qui précèdent.

« Tandis que le bilan objectif d’une action a comme >» termes, d’une part un événement réalisé, d'autre part des moyens de réalisation consommés, le bilan subjec-

> >» tif de cette action se compose de la valeur de l’événement réalisé et des suites subjectives de la perte des

> moyens dépensés. » Cette proposition de lIntendant Général CHayrou (1) ne fait qu’exprimer, sous une forme

abstraite, ce que nous avons mis en lumière en faisant

appel à des exemples concrets.

Il précise d’ailleurs lui-même sa proposition en ces ter-

mes :

« Etant donné deux actions À et B de valeur V et V, » nécessitant des moyens de réalisation JDA LUE ASC us » ES désignant la valeur des événements dont nous

ER (1) Intendant Géhéral CHayRoU, op. cit, page 67.

> nous privons dans l'avenir en consommant P, et P, la » condition nécessaire et suffisante pour que l'action A > soit la plus avantageuse est que V,-V,, soit plus » grand que V, -V sb Nous trouvons, exprimé ici sous une autre forme, le principe énoncé par les énergeétistes, que nous avons déjà rapporté, et auquel nous essayons de donner de l’extension.

L'homme qui produit plus facilement du bois de chauffage que du blé, a intérêt à pratiquer cette production et à échanger son bois contre du blé, s’il a besoin de blé, mais encore faut-il : 1° Que le blé qu’il recevra lui fasse récupérer, au minimum, l'énergie qu’il aura dépensée, à couper le bois qu’il donnera ; 2° Qu'il recoive, au moins, autant de blé qu’il en récolterait, s’il dépensait à cette culture l’énergie qu’il dépense à la coupe du bois. Sinon, dans le premier cas, il ferait un marché de dupe, car il dépenserait plus d'énergie physiologique qu’il n’en gagnerait et, dans le second cas, il n’aurait aucun intérêt à l'échange, puisqu'il ne lui en coûterait pas plus de cultiver du blé que de couper du bois.

Telles sont, exprimées aussi simplement que possible, les conditions à remplir par l'échange. Traduites en inégalités, elles donnent les deux systèmes d'inégalités cidessus (1) et (2) que nous nommerons inégalités fondamentales de l'échange. Par la suite, c’est le système d’inégalités (2) le plus important qui retiendra surtout notre attention. Si le premier système d'inégalités a cherché à traduire, en les précisant, les considérations d'OSTWwaALD sur les valeurs de fabrication et les valeurs de jouissance, nous nous sommes efforcé dans le second de pousser plus loin l’analyse, et de déterminer sans ambiguité ce que chacun reçoit, ce qu’il donne et les limites entre lesquelles ce qu’il donne doit se trouver. Cela ressort, d’ailleurs, comme nous le verrons plus loin, des premières inégalités.

La traduction en inégalités des conditions auxquelles nous semble obéir l'échange, nous a paru le moyen d’exprimer celles-ci d’une façon plus saisissante. Toutefois,

| Abe fi,

exposées en langage courant, elles ne parlent pas encore suffisamment à l'esprit ; surtout elles éliminent toutes possibilités de calcul et, par suite, nous privent des moyens que nous pourrions trouver, grâce à celui-ci, d’atteindre à une formule des prix.

Nous allons donc tâcher de les rendre plus accessibles, en les traduisant au moyen de symboles. De plus, après avoir examiné le cas de l'échange d'énergies alimentaires contre des énergies industrielles, nous passerons en revue les autres cas d'échange d'énergies, que nous pouvons rencontrer : mais, auparavant, nous ferons une remarque.

Remarque sur l'utilité au deuxième degré. — Nous avons donné nôtre adhésion à la théorie qui définit l’utilité par l'énergie humaine acquise ou économisée, mais nous n’avons fait aucune hypothèse jusqu'ici sur la destination donnée à cette énergie humaine. Or, il est bien évident que celle-ci peut être employée à produire une autre énergie qui aura, à son tour, pour l’homme une certaine utilité. Ainsi, les utilités se font la courte échelle. Par exemple, l’homme trouve dans ie pain une utilité sous forme d’énergie huinaine, maïs celle-ci va lui permettre de couper du bois ; grâce à celui-ci, il se chauffera et, ainsi, il économisera de l’énergie qui mesurera lPutilité du pain au deuxième degré. Il est intéressant de noter, dès maintenant, cette conception de l'utilité au deuxième

degré, car nous verrons plus tard que l'Ecole Mathémati-

que ne semble avoir considéré que l'utilité au premier degré.

I. — ECHANGE D'ÉNERGIES DE NATURE DIFFÉRENTE : Données Le — énergie humaine totale, dont dispose Primus,

après avoir reçu el assimilé b.

— énergie humaine, dépensée par Primus pour produire a. , K — coefficient de production des énergies alimentaires pour Primus.

à — Ka, Ca, — énergies alimentaires fournies par

Primus.

coefficient de production des énergies industrielles pour Primus.

énergie humaine, que Primus aurait dû, sans l'échange, dépenser pour produire b.

énergie humaine totale, dont dispose Secundus,

après avoir reçu €.

énergie humaine, dépensée par Secundus, pour produire b. 4

coefficient de production des énergies industrielles pour Secundus.

K:, G&, = énergies industrielles fournies par Secundus.

coefficient de production des énergies alimentaires pour Secundus.

énergie humaine, que Secundus aurait dû, sans l'échange, dépenser pour produire a.

coefficient de transformation ou de rendement

des énergies industrielles en énergie humaine, chez Primus. .

coefficient de transformation ou de rendement des énergiés industrielles en énergie humaine, chez Secundus.

coefficient de transformation ou de rendement des énergies alimentaires en énergie humaine chez Secundus.

coefficient de transformation ou de rendement

des énergies alimentaires en énergie humaine chez Primus.

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Les définitions, données ci- -dessus, des symboles employés se passent de commentaires.

La lettre C est employée pour désigner les calories humaines, dépensées. Les indices 1 ou 2 indiquent le propriétaire de cette énergie, Primus ou Secundus, tandis que a et b spécifient l’énergie étrangère produite.

Les coefficients de production K, 4: Ke LE représentent les quantités d’une énergie Tue produites par la dépense de l’unité d’énergie humaine.

Si un homme dépense mille calories humaines pour produire deux mille calories alimentaires, tout se passe bien comme si son énergie était affectée du coefficient 2.

C'est pourquoi dans le eas présent, nous pouvons écrire pour Primus

K2 Cu | Nous appellerons plus spécialement Ko Ki, coefficients de production et K5,. Ka, coefficients de reproduction, car les premiers servent à produire les énergies données en

échange, tandis que les seconds permettraient de les reproduire, si elles n'étaient pas fournies par l’échange. Les

coefficient tels que nn ve dans lesquels on a Ra, 1, Rs, ©1,

dis D,

sont des coefficients de transformation ou de rendement. Etant inférieurs à 1, ils indiquent que le nombre de calories humaines, disponibles dans l'individu après absorption de calories alimentaires ou usage de calories industrielles, est toujours inférieur aux calories étrangères ainsi mises en œuvre.

Nous emploierons de préférence le mot coefficient de rendement car, dans certains cas, le mot transformation n’est pas exact. Une énergie qui économise de l'énergie humaine ne se transforme pas en celle-ci. De même, nous laisserons de côté le terme coefficient d’utilisation, employé dans d’autres sciences, par exemple en physiologie, et qui a parfois une signification plus étroite que celle que nous donnons ici au coefficient de rendement. Pour

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