‹ La Production et l'Échange au Point de vue énergétiqueChapitre 85 sur 145 · PRIMUS · texte numérisé non relu

PRIMUS

Croquis I

LL Op =

Celui-ci est facile à interpréter.

En bas Primus, avec ses deux valeurs, fait face à Secundus, muni des deux valeurs qui sont les siennes.

Les valeurs et les énergies échangées sont figurées par des cercles, dont la surface est proportionnelle aux quantités d'énergie qu’ils représentent. Ce schéma n’a pas d’autre prétention que de représenter les deux inégalités (4) et (4 bis). Cependant comme l’on sait que Primus reçoit b et Secundus recoit a, cela suggère une interprétation. Tout semble se passer, si on fait abstraction des flèches, comme si b se portait de V,, vers V,, tandis que a se porterait

de Vs, vers V,.

Cette constatation fait naître immédiatement l’idée que l’on pourrait assimiler les valeurs à des facteurs d’intensité, tels que le potentiel électrique ou la température, car nous savons que les courants d'énergie s’établissent, en raison de l’existence de facteurs d’intensité. Cette notion, particulièrement chère à l’énergétique, semblerait devoir trouver ici une application intéressante.

Les différences de valeurs joueraient le rôle des différences de potentiel, et l'énergie b ou a figurerait le courant qui se porte du potentiel le plus élevé vers le plus bas, pour égaliser les intensités, comme l’eau passe d’un réservoir où le niveau est le plus haut, dans celui où il est le plus bas. On pourrait donc voir ici un double courant se portant, comme d’un pôle à l’autre, de Va, vers Va, et de Vs, vers V », ; cela d'autant mieux qu’il existe réellement un transfert d'énergie d’un échangiste à l’autre et que cette énergie se transforme en une autre. en traversant, en quelque sorte, chaque individu.

Malheureusement, tout ceci n’est qu'une illusion, vite dissipée, quand on se livre à un examen un peu sérieux. D'abord, les valeurs sont des quantités d’énergie et non pas des intensités. Ensuite b et a ne se déplacent pas d’une valeur à l’autre, tels qu’ils sont. Ils diminuent quantitativement en se déplaçant de la plus grande valeur vers la plus petite, puisque nous savons qu’ils peuvent prendre toutes les grandeurs possibles entre V,, et Va, Vi, et Vs,

Il faut donc renoncer à considérer les valeurs comme des facteurs d'intensité, et l’on ne peut s'arrêter à l’idée que l’échange est destinée à égaliser les valeurs. Abandonnons l’image séduisante d’un courant d'énergie s’établissant au cours de l’échange et cherchons à nouveau à déterminer ce qui se passe, dans l’intervalle compris entre

les valeurs d'usage. N’y aurait-il pas plutôt des oscillations et un équilibre ?

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