‹ La Production et l'Échange au Point de vue énergétiqueChapitre 88 sur 145 · LA VALEUR D’ECHANGE · texte numérisé non relu

LA VALEUR D’ECHANGE

Si nous écrivons :

RATE T a Va, X Va,

nous pouvons tirer de là

\ a | — —= hN (1 1) a Va,

Ceci signifie que V, , valeur d'usage supérieure, est à a, comme a est à V4 , valeur d'usage inférieure. Ainsi, le rapport du gain à la perte pour l’un est égal au rapport du gain à la perte pour l’autre. Cette expression, le rapport du gain à la perte, est une des définitions qu’on peut donner de la valeur d'échange. Nous avons trouvé, sur ce sujet, des considérations, à notre avis, judicieuses, dans une thèse consacrée à l’examen de quelques théories sur la valeur (1).

L'auteur signale que, dans certaines doctrines, on distingue la combinaison de deux orientations : le résultat obtenu et le sacrifice consenti, envisagés du point de vue

(1) THEODOTOU. — De quelques théories sur la valeur en économie politique. Thèse Paris 1924.

objectif de l’acquisition. C’est à ce fait de l’acquisition qu’il attribue la prépondérance dans la détermination de la valeur, et cela lui permet d’en donner une analyse qui voisine avec la notion à laquelle nous conduit l’énergétique. La valeur d’une personne ou d’une chose, dit-il, est le rapport entre les qualités et les défauts ; entre le mérite et le démérite ; entre les avantages et les inconvénients. En Economie Politique, le rapport entre le mérite et le démérite sera le rapport entré le résultat de l’acquisition et le sacrifice consenti. La valeur est évidemment proportionnelle au mérite et inversement proportionnelle au démérite et elle croîtra quand le sacrifice diminuera. Or, ici, le sacrifice, c’est le travail. Tout ce qui diminue le travail, est créateur de valeur. Que l’on examine les rapports qui constituent l’égalité (11), et l’on verra que leurs deux termes représentent bien pour Primus et pour Secundus l’acquisition et le sacrifice. Nous sommes donc obligé de constater que le déroulement de nos formules vient de faire apparaître à nos yeux la valeur d'échange, en précisant que cette valeur est la même pour les deux parties. En poussant plus loin notre examen, nous allons d’ailleurs mettre en relief que le sacrifice consenti, la perte, est bien constitué par le travail comme il est dit ci-dessus.

Nous constatons en effet que l’on peut écrire : Vo, TU Ka, Co, = LS Co, .

« Ka; Ca < Ca

(44 Ka, Ca, Ca.

DONC MRTER OR E Et n (12)

La valeur d'échange serait donc mesurée, pour chaque coéchangiste, par le rapport de la quantité d'énergie économisée à la quantité d'énergie dépensée, et la valeur de ce rapport serait la même pour chacun.

Nous ajouterons ue, puisque l’on doit avoir ( (@) b, a, pour que l’échange soit possible, il n’y a d'échange que si la valeur d'échange est supérieure à l'unité.

Nous ferons une autre remarque.

— — — ne change pas, si l’on divise numé- “Ve, «

rateur et dénominateur par R«, d’un côté et par Ra, de l’autre. Il viendra

Vs, a Ra, Ru, a Vo, Ra, Ra, Mais :

L ES l ——— |, utilité de V,, pour Primus Ra, k d BAS ; Rs ——U,, utilité de a pour Primus di NUE — |}, utilité de «a pour Secundus Ra, = Vo, — Us», utilité de Vs, pour Secundus Ra, L'égalité deviendra U Hubs &2 Oh (13)

Cela montre que la valeur d’échange peut encore s’exprimer comme étant le rapport de l’utilité gagnée à l’utilité perdue.

Ainsi, après avoir défini les valeurs d'usage grâce aux : “4 inégalités fondamentales, nous sommes conduit, par l’in-

c'e pag a

termédiaire de la règle du prix, à une définition de la valeur d'échange, et ces définitions ne semblent pas en désaccord avec certaines interprétations déjà proposées en Economie politique.

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