‹ La "Profession de foi du vicaire savoyard"Chapitre 70 sur 176 · METHODE DE LA PRESENTE EDITION CVII · texte numérisé non relu

METHODE DE LA PRESENTE EDITION CVII

de Du Pe\rou en 1780-1782 i5 . L'exemplaire Corrigé est indiqué dans ces notes par la lettre C; l'édition Du Peyrou par la lettre D.

ICI les notes liixtoriques. Ce sont de beaucoup les plus nombreuses et les plus importantes : elles sont rattachées au texte par des chiffres arabes, /. 2. 3, etc. — Dans ces notes, les caractères italiques ont été emplovés conformément aux habitudes courantes, soit pour attirer l'attention sur un passage important, soit pour isoler le titre d'un ouvrage ou d'un recueil. Dans tous les textes cités, qu'ils aient été pris dans des livres imprimés ou dans des manuscrits autographes, l'orthographe originale n'a pas été respectée : elle a été partout uniformisée et modernisée. Enfin, pour alléger les notes, le titre des ouvrages cités a été réduit au minimum : les chiffres entre crochets renvoient au numéro de la Bibliographie sous lequel le texte ou le livre utilisé a son signalement détaillé. Le chiffre romain qui vient après les crochets désigne, sauf indication contraire, le tome, et le chiffre suivant la page ou le folio 1.

J'ai exposé plus haut les principes d'après lesquels j'avais cru pouvoir reconstituer ce texte dit des « Rédactions manuscrites ». Il me reste à dire ici comment je l'ai transcrit.

Les deux brouillons auxquels il est le plus souvent emprunté n'ont qu'une ponctuation rudimentaire. J'aurais pu me mettre à l'aise avec elle, en me rappelant la permission de Rousseau à Néaulme : « A l'égard des virgules, mettez-en tant qu'il vous plaira: je vous les abandonne, puisque cela vous fait plaisir » -. Mais j'ai préféré la respecter partout, sauf à la fin des phrases, où j'ai introduit le point chaque fois qu'il manquait. De même j'ai donné une majuscule initiale au premier mot de chaque phrase. Je n'ai pas conservé les abréviations familières à Rousseau : pr pour premier, h : pour homme, m pour même, ce pour comme, q barré pour qui, etc. J'ai développé tous ces sigles.

Pour l'orthographe, j'ai longtemps hésité. Tout uniformiser et moderniser, c'était enlexer à ces textes leur ph\sionomie propre, d'autant plus nécessaire à conserver qu'il s'agissait de brouillons. Adopier, comme l'a

' Cf. encore le Xota-Bene qui se trouve à la première paj,'e du texte. ■ Lettre du 29 janvier 1762 40 '"- , 109.

CVIII INTRODUCTION

fait iM. Théophile Dufour pour La Première Rédaelion des « Confessions » 38\ lorthographc du Dictionnaire de l'Académie française. édilion de 1762, eût pu paraître tentant pour Line œuvre qui a précisément paru en 1762 : mais c'eût été supprimer, arbitrairement semble-t-il, certaines graphies particulières à Rousseau, comme religion, degré, etc. i,a même objection eût été valable, si j'avais emprunté l'orthographe de l'édition originale. Restait donc l'orthographe des Manuscrits. 11 va sans dire qu'elle n'est pas constante : elle n'est pas la même dans un brouillon rapide comme le Manuscrit Favre et dans une copie à main reposée, comme celle qu'il destinait à l'impression. 11 y a plus : dans un même .Manuscrit, sur la même page, on trouve des orthographes différentes : premier et premier, religion et religion, indifférence et indifférence, etc. On pourrait peut-être admettre que, de ces deux orthographes, la plus simplifiée n'est due qu'à une négligence de Rousseau, et se croire en droit de rétablir partout l'orthographe la plus compliquée. Mais il est des cas où visiblement l'orthographe de Rousseau est incertaine. 11 écrit, par exemple, à quelques lignes d'intervalle, Neiiion et Newton ^: dans la copie pour l'impression, sur la même page, essentiel et essenciel-, etc. J"ai donc cru devoir garder purement et simplement l'orthographe des .Manuscrits que je transcrivais, avec ses bizarreries et ses incohérences ^. Les philologues pourront v trouver des indications utiles. Les lecteurs devront seulement se rappeler que ces différentes graphies n'ont pas toutes la même valeur pour représenter la véritable orthographe de Rousseau, et qu'ils n'ont pas sous les yeux tous les spécimens de sa fantaisie orthographique, car, si j'ai conservé dans les notes comme dans le texte, pour chaque mot ou chaque phrase, l'orthographe du .Manuscrit auquel je les empruntais, j'ai négligé les variantes de pure orthographe entre les différents Manuscrits.

Pour faciliter l'intelligence du texte et des notes, j'ai adopté la disposition duivante :

1 Texte. J'ai considéré les notes de Rousseau comme faisant partie du texte. Elles sont imprimées en caractères du même corps. L'ne ligne horizontale les sépare du texte principal, et un astérisque (*) les rattache

' Cf., dans 1,1 présente édition, p. 106.

- I, f" afiQ (correspond aux pp. -([4-416 de cette éditioni.

' Pour les accents, je les ai pareillement respectés ; mais, dans plusieurs passages très raturés, où l'écriture est très rapide et les lettres inachevées, il est souvent difficile de décider si tel accent est aifiu ou grave.

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