‹ La profession medicale au commencement du XXe siecle (volume 2)Chapitre 11 sur 34 · MÉDECINS DES ÉCOLES · texte numérisé non relu

MÉDECINS DES ÉCOLES

service laisse beaucoup à désirer. Tout d'abord, il ne peut guère fonctionner de manière efficace dans les communes où ne réside pas de médecin.

A Paris, le Préfet de la Seine, par arrêté du 15 décembre 1883, a organisé le service de l'inspection médicale des écoles primaires et maternelles, qui sont groupées par circonscriptions comprenant chacune de quinze à vingt classes. Tout enfant qui présente les symptômes d'une affection contagieuse est immédiatement renvoyé à sa famille et n'est de nouveau admis à reprendre place dans la classe qu'après avoir obtenu un certificat médical, constatant qu'il ne présente aucun danger pour ses condisciples.

Des arrêtés préfectoraux ont fixé les mesures prophylactiques à observer dans les écoles.

C'est ainsi qu'il est prescrit que les locaux doivent être désinfectés une fois chaque année, et lorsqu'il est survenu une épidémie.

Un autre arrêté porte que lorsqu'un enfant aura été atteint de diphtérie, le médecin inspecteur devra joindre à son certificat, constatant la guérison de l'enfant, une attestation du service bactériologique de la ville de Paris, portant que

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l'enfant n'a plus dans la gorge ou la bouche de bacilles de Lœffler.

La rentrée des élèves, lorsqu'ils ont eu une fièvre éruptive, est réglée, quant à sa date, conformément aux prescriptions de l'Académie de médecine.

Ces mesures prophylactiques sont excellentes, elles garantissent l'enfant contre les maladies, surtout contre les maladies épidémiques. Mais, pour être efficaces, elles doivent être mises en pratique par un médecin très soigneux. Je sais qu'à l'école le maître signale au médecin les enfants qui lui paraissent souffrants, qui ont la fièvre, qui sont fatigués ; mais il est des maladies transmissibles qui ne se traduisent chez l'enfant par aucun malaise appréciable, tel est le groupe des teignes, qui font tant de ravages parmi les écoliers. Le médecin est donc obligé de procéder avec un soin extrême à l'examen de ces jeunes élèves.

La loi porte que les écoles doivent être blanchies et lessivées tous les ans et que tous les jours elles doivent être balayées et arrosées.

A Paris, ces prescriptions sont suivies, mais je

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