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Ces deux dispositions forment de notre loi constitutionpale, Z-Ÿ à arlement ne peut pas tre, les abroger ou les m -
Le Gouvernement mérite une censure.
La dernière élection eut lieu au mois de septembre 1911: les brefs furent ra portés au mois d'octabre suivant, de sorte ue la 1 à re oit èe AÂ 5 AU nu, 1: qe gave x uvoir de changer ces ons n’°, n no Lans nes … Parlement ‘mpéral Ta . la loi aujo: ui.
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e ne saurais de ses membres,
Cette voix de tonnerre.
Les raisons que le très honorable premier ministre nous donne maintenant, pour qu’une élection n’ait pas lieu, avaient la même force aujourd’hui qu’au mois d'avril dernier, et tout le monde se rappelle que, à cette 6 ue, le ministre des Travaux nnrsne (M. ogers) s’est prononcé bien clairement sur ce point.
oici ce qu'il disait:
Pouvons-nous alors nous étonner si nous entendons tous ceux que nous rencontrons et qui comprennent ce qui se passe, clamer avec des éclats de voix que
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le tonnerre ne peut couvrir, qu'il faut dissoudre le Parlement etaccorder à la pupuintion de notre les droits et la liberté dont elle doit jouir sous la forme gouvernement d tique que nous possédons.
Le lan d’un ministre aussi éminent que le ministre des Travaux publics—auquel on attribue un rôle important dans la on du pren ministériel—ce langage, tenu en la
ce de ses collègues, s'il avait un sens, devait signifier qu'il
it autorisé par le ministère à faire cette déclaration. Autrement, le premier ministre aurait pris son collègue à partie pour lui dicter ses devoirs. Mais, il y a autre chose. cr semaines plus tard, le ministre des Travaux publics se rendit à Montréal où, d’après les journaux, il aurait pruaoncé ces paroles:
Vu la conduite de la majorité irresponsable du Sénat, disait M. Rogers, le ministère avait décidé d'en appeler au peuple au mois de septembre dernier, mais l'ouverture des hostilités a modifié ces projets. Si l'opposition avait été et si elle avait aidé le ministère dans cette circonstance critique, il n'eût pas été question d’une élection de ce temps-ci.
À mon avis, ces paroles n’avaient qu’un sens: que le Gouvernement avait décidé de courir le risque d’une élection générale. Mais, ne qu’ait été le but visé dans cette attitude du ministère, il fut désappointé dans son attente. Parmi un groupe important
‘ de la population, un sentiment d'irritation se manifesta parce
que, en un temps comme celui-là, le ministère songeait à plonger
le pays dans l'agitation inséparable d'une élection générale
inattendue. C'est pourquoi la droite a changé d'avis, et F
pas été surpris de lire cette déclaration dans le discours du ne:
Le mandat de la Chambre actuelle doit prendre fin à l'automne cette année et d'apres la loi existante une dissolution du Parlement suivie d'une élection serait prochainement nécéssaire. Mes conseillers, cependant, sont d'avis que l’on répondrait mieux au désir 2 le canadien et aux tés présentes de la guerre en évitant le trou. et la confusion qu'entraîneraient une élection générale dans un moment aussi critique.
On ne peut arriver à cette fin que par de es ec d'une loi du Parlement du Royaume-Uni. Il vous sera présenté me lution autorisant et de- Le ec ta d’une telle loi qui pre …rait d'une année la durée de la
Forcés de reculer devam finion publique.
Eu égard aux expressions du sentiment public que mon très honorable ami a signalées cette après-midi au cours de ses observations, il se peut que le projet, te! il a été déposé, cause quelqres déceptions en certain quarties au lieu de nn. 4 les pouvoirs de cette Chambre pour tout la durée de la guerre, cette proposition stipule la continuation %# ses privilèges pour une année seulement. À mon avis, et c'est “ussi, je crois, celui de quiconque sait + not les institutio® ‘tanniques, une proposition tendant à prolonger la législat Aamt toute la
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table, et si le Parlenre, je me croirais un tel moyen, ce
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nul ne sait quand elle prendra fin.
rer qu'elle se termi ; ra de croire Log général et soldat averti, viron trois ans,
Divergences d'opinion,
rme du projet qe le Gouvern a durée de année au delà
ce sujet, d'opinion.
ia toutes les nsabilité, à e m'efforcerai
ossédant la confiance u Parlement, je suis à
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la fois le serviteur du peuple et de l'Etat; onvers l'Etat et envers le peuple, j'ai der ‘evoirs à remplir, gr À s'ils diffèrent,
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Le noble motif de la Grande Bretagne.
Le premier de ces faits, c'est que ce n'est ni &.bition, ni mu par le désir d'agrandir ses possessions que Angleterre a décidé de participer à la guerre; elle obéissait au sentimen: de sen devoir envers l’Europe et l'humanité entière autant qu’envers elle-même. Sir Edward Grey, homme d'état plein de ugement et de modération, aux aspirations élevées, a fait par l'entremise de son ambassadeur, tout ce qu’il était humainement possible de faire pour le maintien de la paix; rien de plus sur, de moins contestable: on l’a répété plus de cent fois et c’est cent fois vrai. A maintes et maintes rep il s’est adressé au Kaiser lui-même dans le but de l’amener à — la grande influence qu'il exerçait en Europe pour éviter la guerre. 11 s’acressait à lui au nom de tout ce qu'il y a de sacré au monde, msis l'esprit allemand, empoisonné par la passion des conquêtes et la vision d’un riche butin, comptait prélever d'énormes indemnités et se couvrir de pe si tant est qu’il y ait de la gloire à faire la guerre suivant les méthodes adoptées l'Allemagne aujourd’hui.
Cet appel fut inutile. Mais, monsieur l'Orateur, le jour fut, et n’est pas encore très loin de nous, ou Benjamin Disraëli, comte de Beaconsfield revint de Berlin avec un traité qu’il soumit à l'Angleterre et que celle-ci accepta comme l’assurance d’une “paix honorable.” Lorsque le chancelier d'Allemagne, parlant a‘ nom de sa nation et de l’empereur, déclarait avec mépris que les traités n'étaient que des chiffons de papier qu'on ne devait respecter qu'’autant qu'ils servaient les fins allemandes, mais dont on ne devait tenir aucun compte du moment qu'ils mettaient des entraves à l'ambition de son pays, que devait faire la Grande- Bretagne? Fidèle à l’honneur, elle devait reprendre, victorieuse, la route de Berlin.
Le devoir du Canada est tout tracé.
Et que devait donc faire le Canada? Monsieur l’Orateur,
inutile pour moi d’insister sur ce point, car, a différentes reprises déjà, en cette enceinte même, j'ai exprimé les vues que j’entretiens
. à ce sujet. Il n'existait pas d'obligation, il ne pe t s'agir de
contrainte. Le Canada était libre, absolument , de prendre
SnDlo deone D 0 à l'écart du cie maj, qu emploi d Ons-nous faire de notre liberté ? Nous savions ue l'Angleterre se trouvait engagée dans une lutte à ou v
vec un t— mieux même que nous ne l’avions avec Un erneU | é du désir iste de la domina. tion universelle. Dans ces ces, il ne restai C
t au d’autres alternatives que celles d'agir Comme il l'a fait, c'est-à-
dire, mettre à Ja tion de /’ ngleterre toutes ses ressources en hommes et en argent.
On rencontre aujourd’hui des gens qui se moquent à la seule pensée que le Canada emploie ses ressource: pour défendre l'empire. l'Orateur, qui donc parle de l'empire aujourd’hui ? d’autres ‘ch grandes encore que L'empire lui’m grand qu'il soit La civilisation l'emporte sur l'empire, et c’est la civilisation qui est en jeu ui peut nier, qui peut dou , en face des ons et les p; tensions des au ailemands, en face d ises eurs facultés
om) à de mon âme et du profond de mOn coeur, je déclare que, si l’Alle. Magne devait être victorieuse, je demanderais à la Providence de mer fermer Jes Yeux à l'aube de ce jour néfaste.
Monsieur l’Orateur, il y a plus encore. Ai-je beoin de
répéter que je suis Canadien et d’origine française? I] m'a
‘d’origine laise à appuyer l'Angleterre ous, d’origine f] Ï
auraient dû se montrer plus empressés encore Que nos compatriotes dans cette rre.
rançaise, avons toujours été fiers
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* notre Origine, non Pas avec ostentation, mais avec une dignité de bon aloi. Jamais guParavant, plus Qu'aujourd'hui, nous n'avons eu plus de raisons de nous enorgueillir de la terre de nos ancêtres qu’en ces jours Où la France éprouvée dans le creuset de 1 Srande que jamais peut-être. !
.n S0n courage et son héroisme étonnent l'univers; elle fait briller aux yeux du monde non seulement toutes les vertus que
nous lui connaiss Ons, maïs encore des nualités dont nous la Croyions'dépourvue,
adversité est plus -
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envers
‘ Jours d'angoisse.
Ce fut pour nous, qui sommes d’origine française, un jour de vines l’Angleterre et la a qui Leo he
j ais leurs anciennes animosités, et proclamer à la face de ‘univers leur éternelle amitié, Ce jour là, le dernier soupçon d’amertume s’ dissipé pour faire place à de nouveaux espoirs
col e Kamouraska (M. Lapointe),
l’Allemagne a déclaré la guerre à la France, l’Angleterre a semblé hésiter un moment, et l’on s’est alors demandé si l'entente cordiale n'était pu qu’un roseau brisé. L’hésitation apparente fit naître une réelle anxiété. Mais il n’y eut pas d’hésitation de la part de l'Angleterre. On doit se rappeler que la Grande-Bretagne est un pays démocratique, et que dans toutes les démocraties l'opinion publique est l'arbitre suprême. En Angleterre, il existe de: uis soixante ans un parti de la pai Î
Burns, remirent leur que de partager la responsabilité de la politi
n'est pe tout. Lorsque nos troupes eurent traversé les mers, quelle était leur mission, quel était, leur objet, leur destination? Leur mission et leur but étaient de se porter en ce, de combattre pour la France, mieux encore, de mourir pour elle si c'était nécessaire, et,—je ne sais si je dois m'en réjouir ou m'en attrister,—des milliers de nos soldats, dont un plus grand nombre d’origine anglaise que d’origine française, ont donné à la France la plus haute marque de leur dévouement: ils sont morts pour elle,
Ce n’est pas encore tout, cependant. L'histoire nous enseigne que rien n’unit plus les hommes entre eux que le danger couru en commun. Nos volontaires d’origine anglaise et française, aujourd’hui en France, sont unis dans une même all ce et et combattent côte à pour maintenir l'intégrité du so français et l’orgueil de son peuple. Je proclame sans hésitation ce que je crois être le véritable sentiment de tout coeur humain, à savoir que ces hommes de races diverses une fois revenus au Canada après la guerre, seront plus unis que jamais, et notre pays retirera un immense avantage de cette consolidation nationale.
Nous ne transigerons Pas avec la malhonnêteté.
Tels étaient Jes sentim vision que j'avais de ] spéciale de i
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co! J'ai m depuis: mon très honorable ami, | même rappelés aujourd’hui, et je répète encore une fois, en vue instants. Voici en quels termes j'ai
pue ar!
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uche n’accep G des représen
Nous sommes ans le passé, appuyer toutes les mesures Pour objet de faciliter l’i e heureuse de cete Suerre; mais nous devrons combattre es mesures et tous les actes qui, à notre avi au succès de l’entreprise. . t foncièrement malhonnêtes, de m sans être con i nt
fraudes, fau ï être dévoilées, fau
conséq soutenues dans le passé us entretenons j'en appelle au témoi de versaires comme de nos amis pour qu'ils disent si nous n'y
sommes pas jusqu'à ce jour restés fidèles. Nous n'avons, l’année dernière, combattu aucune des mesures du Gouvernement, excepté sa politique douanière, parce que, à notre avis, elle devait nuire à nos relations commerciales avec l'Angleterre, gêner le commerce de la pop et de cette façon faire obstacle à la bonne conduite de la guerre.
L’arche d'alliance.
J'arrive maintenant à Ja proposition qui nous est soumise de prolonger d’un an le mandat de cette Assemblée. Il faut nous rappeler que cette question revêt un caractère plus grave pour nous en Canada que la prolongation des pouvoirs du parlement anglais. Le privilège que l’on cherche aujourd’hui, et je demande encore une fois à cette Chambre de ne pas l'oublier, ne peut pas être voté par nous mêmes. Nous sollicitons une modification de la Constitution que nous ont obtenu les pères de la Confédération, et il convient de traiter le sujet avec rudence.
La constitution est l’arche d’alliance où sont d les tables de la loi, et à laquelle on ne saurait toucher sans quelque danger. Pour ma part, pour les raisons énon -mon très honorable ami, il Ï j'ai ntées moimême à plusieurs reprises, j i pendant la
erre. Si, cepend: — bien au-delà
. ce que |’ suppose que les prérogatives du peu de ce Parlement puissent être ce que nous avons à considérer.
Peut l’éviter est autre chose que
enir.
Psp du p apol
guerre civile aux Etats-Unis, la , à maintenu ses lois et
erres aient été,
a guerre actuelle.
On a vu, et c’est en tenant compte circonstances que, pour ma part,
per cg que présente le chef du Gouvernement.
e cela que je suis disposé À n'y faire aucune
Pas d'élection avant 1917.
Je dois dire à mon très honorable ami que, parmi les raisons qu’il a données, il en est une qui ne contribue guère à me convaincre, à savoir, qu'avant la fin de la présente législation il y aura peut-être en Europe deux ou trois cent mille-soldats canadiens. Ces hommes ne seraient pee privés de leur vote au cas d’une élection, puisque la loi votée l’année dernière assure l'exercice de leur droit de suffrage. Il y a d’autres considérations, cependant dont l’importance ne m’échappe point. J’observe tout d’abord que l’on ne se propose pas ici de modifier la Constitution, on ne propose pas un abandon des droits du peuple sur le Par! lement, mais simplement un recul de l’époque où ils s’exerceront. Si l'on proposait un abandon absolu de ce principe consacré par la Constitution, je m'opposerais certainement à ce projet de toutes mes forces. Mais on me demande rien de semblable. 11 s’agit d’une simple suspension pour douze mois. Ce délai pit, le constitution reprendra toute sa force.
Il y a encore autre chose à considérer. Si nous-votons ce projet, je tiens le Gouvernement pour engagé à ne plus tenir suspendu sur nos têtes la menace d’une dissolution soudaine et
rématurée, à l’heure qu'il coiviendra au cabinet. Si le uvernement nous demande de prolonger la Gurée de notre mandat, j'en conclus qu’il n’y aura pas d'élections avant l'automne de 1917. Nous saurons alors plus exactement où nous en sommes, et nous ne serons plus sujet aux incertitudes des douze derniers mois.
On nous menace d’une élection sur une question fausse.
Pour importantes, cependant, que soient ces considérations, elles ne sont pas celles qui, plus que tout le reste, sollicitent mon . adhésion, et qui ont presque déterminé ma décision. Le sens les Laure du premier ministre n’a pu échapper à personne quand a
optée,
ugerai 1 LE à ca
il a dit out à l’heure que, si la proposition n’était pas unanimement ad , il croirait de son devoir de la retirer. Je conçois cela sans peine. Si cette proposition n’était pas unanimement adoptée, quoique votée las la majorité de la Chambre, et que mon très honorable ami lui-même la déposât au pied du trône, je ne doute pas que le parlement = ar en face d’une minorité qui s’opposerait au projet, ne usât de sanctionner cette législation. Jamais le gouvernement britannique, j'en suis convaincu, ne se décidera, quelles que soient les circonstances, à changer la constitution de ce pays, sauf à la suite d’une résolution unanime des deux branches du parlement canadien. Parler ainsi, ce n’est pas faire l'éloge du parlement anglais, mais simplement mettre en relief l'esprit de la constitution, esprit dont sont pénétrées les institutions britanniques.
CCR
CRC
Affirmer le parlement s’opposerait à cette mesure, sauf À ri les srotaneque j'ai dites, c’est re pr Mais m l’Orateur,
si nous votions le et et qu’il ne fût ad en leterre ou, si l'attitude Lhale de + gauche oblig Er sr À retirer cette erait’il
nséquence serait qu'on recourrait à une consultation
tation{populaire se ferait, non pas sur les graves questions de la guerre, non pas sur les grandes idées par ce confiit, non pas sur la conduite des opérations de guerre par le Gouvernement, non pas sur les problèmes qui se t en ce moment , devant nous, se ra t à la guerre, mais bien sur le refus x de l'opposition au Parlement canadien de prolonger le terme de , la législature. En vérité, ce serait là un piètre argumentfà , invoquer pour faire au corps électoral, et voilà pourquoi : gr qu’au lieu de diviser le pays sur pareil sujet ilest préféra-
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