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le, non seulement pour des majeures, ne serait-ce que pour celles qui ont le moins d'importance, de maintenir l'unanimité qui a régné jusqu'ici au sein de cette Chambre.
Nous ne nous opposerons pas aux résolutions.
à Au demeurant, que nous demande-t-on? On ne nous demande nullement d’enlever au peuple canadien la direction de ce Parlement, mais tout simplement de suspendre pour une courte période, de douze mois le verdict du corps électoral sur la politique du Gouvernement, sur les questions générales auxquelles cette guerre a donné naissance. Pour tous ces motifs, monsieur l’Orateur, en vue de la res bilité dont m'ont chargé mes honorables amis, en vue des droits du peuple et de ce que je juge conforme aux intérêts du pays, après avoir mûrement étudié question, je ne suis pas disposé à m’op à la proposition, mais je la laïisserai adopter à l’unanimité cette Chambre. Je le sais, la question est importante, mais si importante soit-elle, elle pâlit devant. les graves problèmes qui se sn devant nous; elle palit d :. nt,la grandeur des devoirs qui incombent aux alliés. Consi. ns un instant les événements de la guerre. Le résultat de .a campagne deÿ1914 fut favorable aux alliés. La bataille de la Marne eut pour effet de briser les plans bg ta de longue main par le grand état-major allemand en vue d’une victoire facile et rapide, et, à la fin de 1914, le kaiser et son étatmajor étaient occupés à entasser des centaines de mille cadavres dans les marais des Flandres, dans un vain effort pour atteindre Calais, Sur le front oriental, ies Russes avaient marché de victoire en victoire; ils s'étaient emparés de la Galicie; ils avaiet Fe le sommet des Carpathes et se disposaient a envahir la ongrie.
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Telle était la situation à la fin de 1914. La com de 1915 n’a pas été aussi favorable aux alliés sur le front occidental, en dépit des briliantes victoires qu'ils ont remportées et des phone faits d'armes qui ont fourni à nos troupes canadien es
occasion de s’immortaliser, les deux armées restèrent à peu
près au point où elles en étaient, sans qu'aucune remportat de victoire decisive. Sur le front oriental les Russes ont combattu avec de grands désavantages. Ils ont été forcés d'abandonner la Galicie; ils ont perdu la Pologne; ils ont même souffert üne invasison du territoire russe; mais à la fin de l’année, ils avaient fait échec aux forces allemandes, et se disposaient à prendre l'offensive, dans laquelle ils sont maintenant en Nous voici au début d’une troisième campagne, et à cette étape nous pouvons bien emprunter au poète américain l’invocation suivante:
Our fathers’ God! from out whose hand
The centuries fall TES of sand,
We meet to-day, uni! free,
Loyal td our land and Thee
To thank Thee for the era done
And trust Thee for the opening one.
Comme dit le poète, nous sommes ici assemblés aujourd’hui, unis et libres. Ces paroles ont été inspirées par une circonstanee bien différente; elles ont été écrites à l’occasion de l’ ition de Philadelphie en 1876, pour perpétuer le premier le de la république. Une ère était terminée; une nouvelle époque s'ouvrait. Le poète n’était pas le seul à former cette conception, à Le bag vd ces espoirs et cette confiance: les penseurs les plus avertis de ces pays éclairés, l’Angleterre, Îa France et les Etats-
Unis, avaient confiance que cette nouvelle ère serait pacifique et qu’elle verrait briller l'aurore de la fraternité humaine, objet de tant de voeux cris mais jamais encore réalisée. Ces
nations, les plus éclai du monde, étaient tellement pénétrées de cette idée et éprouvaient une telle répugnance pour la guerre, qu’elles ne voulaient pas même se préparer contre l'éventualité, nourrissant l’espoir que jamais les demons de la guerre ne seraient déchaînés sur le monde. Mais il y avait une puissance que tous ces appels laissèrent insensible une puissance abdiquant tout raisonnement dans sa folle ambition de conquête et de domination. Et le jour vint où elle ouvrit les barrières et déchaîna ses légions P de longue main, et à leur suite se précipitèrent toutes es furies de l'enfer. ;
L’issue est toujours incertaine et tant que la Belgique n’aur4 pas recouvré son indépendance, tant que la France n'aura pas reconquis son territoire perdu, tant que l'ennemi n’aura pas été rejeté au delà du Rhin dans son pres territoire, pour moi, et je parle aujourd’hui comme j ’ai toujours fait, ma pensée suprême sera de donner toute l’aide que nous pouvons à l’Angleterre dans la lutte qu’elle a entreprise contre l’ennemi commun de l'humanité.
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PUBLICATION No. 45
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