‹ La PrometheideChapitre 11 sur 66 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

PROMÉTHÉE, - ATHP^INÉ ATHÉNÉ

Je veux parer l'éclat de ton humeur séditieuse et conserver la paix entre les Immortels ; on décide du sort des Éphémères!

Parais, plaide leur cause3

demande leur salut> pour récompense de ton aide.

LE CHOEUR DES DIEUX (invisible) Rèjne éternel à Zeus, mort aux humains !

PRO)!ÉTHÉE

Ces cris de mort, poussés à table, les entends-tu, Destin ?

Ainsi, le cœur des Dieux exhale sa beauté

Ainsi, leur égoïste idée s'avoue cynique !

Ainsi, parait leur divinité fausse I

Sais"tu, Fille de Zeus, comment le vrai Dieu se révèle ?

Par la bonté : père des créatures, il ne maudit jamais ;

il avertit, il enseigne, il punit, mais il ne détruit pas.

Oui, Zeus n'est qu'un roi, Athéné,

il règne sur l'Olympe, mais un autre règne sur lui :

et je suis le héraut redoutable de ce Dieu suprême et caché.

Destin ! tu entendis leur cri sauvage !

Écoule maintenant celui qui va parler ;

il se nomme : le Fils de la Justice ! (Exit.)

LA P R 0 M F. T tl É I D E

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