‹ La PrometheideChapitre 18 sur 66 · SCÈNE III PROMÉÏHÉE, ~ ÉPIMÉÏHÉE ÉPIMÉTHÉE · texte numérisé non relu

SCÈNE III PROMÉÏHÉE, ~ ÉPIMÉÏHÉE ÉPIMÉTHÉE

0 mon frère, le plus subtil des Daïmons,

Toi qui perces, à l'instar d'Apollon, les mystères futurs.

considère les fruits dangereux de ton oeuvre !

Les Ephémères oppriment toute la création

et la terre a souftèrt de leur violence.

Tu leur appris l'art de tremper le fer :

ils tuent, non par besoin, par plaisir ;

leur flèche atteint au vol

les oiseaux radieux, ornement de l'espace.

Ils abusent des ariimaux et les font se combattre

pour la joie féroce de leurs yeux.

Ils portent des étoffes teintes et préfèrent voler

l*or précieux que l'extraire des mines :

la terre est végétante de leur iniquité!

Tu leur as découvert des secrets dangereux :

la richesse les a rendus cupides ;

tu les armes, et les voilà cruels ;

et la science, enfin, les mène à blasphémer.

Que faire, ô Prométhée ?

.îe vais, dans un lieu de silence, implorer l'oracle de Thémis. Souviens-toi seulement de ne rien recevoir des Dieux I Si Hermès, paraissant, t'offrait la foudre même, refuse ; refuse tout des Immortels !

1 tlKA lui- DE LA RUSE f CROIX

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